Smart Charge Spezial mit Claudio Geyken, Pierre Rudolph und Stefan Poppe‑Lauterbach - E‑Flotten, Ladeinfrastruktur und Smart Charging aus der Praxis
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Bienvenue au podcast Smart Charge by RiDERgy. Je suis Claudio Geyken, fondateur et CEO de RiDERgy. Voici votre émission pour tout apprendre sur la gestion de l'énergie et l'innovation en matière de recharge intelligente pour les véhicules électriques et les flottes.
Cet épisode est un peu différent. Ce n'est pas un épisode d'interview classique, mais une table ronde spéciale Smart Charge avec Stefan Poppe et Pierre Rudolf comme co-animateurs. Stefan apporte la perspective de l'infrastructure de recharge – du raccordement au réseau aux questions de transformateur jusqu'à la borne de recharge et à la mise en œuvre sur site. Pierre apporte la perspective de la flotte. Il a géré plusieurs parcs automobiles, fait progresser la numérisation et accompagné l'électrification du dernier kilomètre chez HelloFresh. Et j'apporte la perspective de la gestion de l'énergie et de la recharge intelligente. Nous nous sommes rencontrés dans le cadre du projet commun HelloFresh. Là-bas, les véhicules, l'infrastructure de recharge et l'optimisation énergétique devaient converger dans
l'exploitation réelle. C'est exactement le sujet de cet épisode. Que se passe-t-il vraiment quand on électrifie des dépôts ? Comment éviter une infrastructure surdimensionnée ? Quand a-t-on réellement besoin d'un transformateur ? Comment les tarifs électriques dynamiques peuvent-ils réduire les coûts ? Et pourquoi le smart charging ne fonctionne-t-il que lorsque la flotte, le matériel et le logiciel interagissent correctement ? Cet épisode marque aussi le lancement d'un format que nous voulons poursuivre : des conversations régulières depuis nos différents points de vue, parfois seulement à trois, parfois avec des invités supplémentaires issus des flottes, de l'infrastructure de recharge, de l'énergie, du réseau et du logiciel. Aujourd'hui donc, moins d'interview classique, plus de retour d'expérience authentique. Qu'avons-
nous appris ? Que ferions-nous différemment ? Et que devrait savoir chaque flotte avant de démarrer un projet d'électrification ? C'est parti.
Oui, bonjour à tous. Comment allez-vous aujourd'hui ? Bonjour, Claudio. Merci. Et toi ? Oui, très bien. Ravi que vous soyez là. Aujourd'hui, nous voulons commencer par nous présenter à nouveau, puisque c'est notre premier épisode ensemble. Stefan, si tu veux commencer – tu es le plus proche de moi à l'écran. Oui, alors je prends volontiers la balle. Je suis Stefan. Je travaille dans le domaine de l'infrastructure de recharge depuis trois ans et demi, principalement du côté
matériel, si l'on peut dire – de l'extension du réseau jusqu'à la borne de recharge elle-même. Je suis électrotechnicien de formation, j'ai appris le métier depuis la base et je sais donc aussi manipuler le courant. C'est mon parcours sur ce sujet. Tu veux continuer ? Oui, je suis Pierre. Je viens directement du monde de la flotte. J'ai passé ces dernières années comme gestionnaire de parc automobile et responsable de flotte à gérer plusieurs flottes, j'ai fait progresser la numérisation et
j'ai aussi commencé il y a environ dix ans à électrifier des flottes. Je suis en quelque sorte celui qui vous parle depuis la pratique. Super. Et je boucle la ronde. Je suis Claudio, ici à Berlin, j'y ai aussi grandi. Comme le nom l'indique : moitié allemand, moitié italien, un peu multiculturel, aussi né en France. Je me suis passionné tôt pour la transition énergétique – depuis 2004 – et j'ai étudié l'ingénierie énergétique et travaillé dans différents rôles au sein de la chaîne de valeur, tant dans la construction de machines et
d'installations pour cellules solaires que dans l'installation de systèmes solaires avec stockage par batteries, et j'ai ensuite particulièrement accompagné des entrepreneurs pour développer leur entreprise. Maintenant je suis en route avec mon propre entreprise, RiDERgy. Comme indication pour les auditeurs : comment nous nous sommes rencontrés – peut-être, Pierre, puisque tu étais au centre du projet, veux-tu en parler ? Nous nous sommes rencontrés dans le cadre d'un projet que j'ai supervisé récemment chez HelloFresh. C'était mon ancien employeur. Il s'agissait d'électrifier le Last Mile – le dernier kilomètre. Il
s'agissait d'électrifier les véhicules qui vont chez le client et livrent le produit de HelloFresh, conjointement avec l'infrastructure de recharge. Dans ce cadre, nous avons procédé de manière très classique : nous avons lancé des appels d'offres et avions besoin de quelqu'un pour le matériel, pour l'infrastructure de recharge. Et nous avons finalement abouti à l'entreprise ChargeOne. Stefan était mon interlocuteur là-bas. C'est comme ça que nous nous sommes rencontrés. Nous avons examiné ce dont nous avions
besoin pour le projet. C'était quand, Stefan ? Il y a trois ans – presque. Ça fait maintenant presque deux ans, en fait. Exactement, quand ont eu lieu les tout débuts, quand tout a commencé. J'ai aussi été embauché explicitement pour le projet à l'époque. C'est comme ça que nous nous sommes rencontrés, Stefan. Je m'en souviens bien. Et comme ça se passe – il ne s'agit pas seulement d'installer une wallbox, mais de raccorder tout le
système énergétique au dépôt et, dans le meilleur des cas, de charger intelligemment. C'est là que tu es entré en jeu, Claudio. C'est là que nous nous sommes rencontrés. Nous avons réfléchi : Que faisons-nous avec l'électricité ? Comment pouvons-nous piloter l'électricité de la manière la plus intelligente par le load management ? Et c'est là que j'ai découvert RiDERgy et que j'ai directement contacté Claudio. Nous avons alors commencé à examiner comment optimiser au mieux l'électricité – comment exactement nous avons fait cela, nous le raconterons certainement encore au cours du
podcast, mais juste pour expliquer comment nous nous sommes rencontrés ici. Oui, cool. Tu veux encore compléter, Stefan, de ton point de vue peut-être ? Ensuite je peux aussi. Volontiers. Donc de mon point de vue : j'avais fait connaissance avec Pierre. Nous étions déjà impliqués dans le projet. C'est alors que Pierre nous a rejoints. Je dois dire franchement, Pierre a en quelque sorte remis le projet sur de nouveaux pieds. Il l'a beaucoup mieux fait avancer qu'auparavant. Peut-être justement grâce au fait
parce qu'il a été spécialement recruté pour cela. Auparavant, toute cette thématique était gérée dans l'entreprise un peu en parallèle, mais avec lui, cela a pris une toute autre dynamique. Je suis honnête. Oui, nous avions avant – peut-être encore un complément rapide – quelqu'un qui n'avait jamais eu affaire aux bornes de recharge électrique. C'était le point. Et quand je suis arrivé, venant déjà de la pratique, il s'agissait
vraiment d'abord de regarder : Qu'est-ce qui a été mis en place jusqu'à présent ? Stefan et moi avons dû relativement rapidement adapter des choses, obtenir de nouveau des autorisations ou encore ajuster des phases de construction qui avaient déjà commencé, et ce genre de choses. Donc notre démarrage a d'abord consisté à faire un état des lieux, mais aussi à effectuer des ajustements directs, avant même de pouvoir commencer à planifier la suite. C'était vraiment passionnant au début. Je m'en souviens bien, Stefan. Oui, il y a pas mal de complexités là-dedans, sur lesquelles nous allons probablement
revenir tout de suite. Et peut-être aussi de mon point de vue : Donc pour nous en tant qu'entreprise, il est très important que nous trouvions les bons cas d'usage, y compris pour le smart charging de flottes électriques. Il existe différents types de flottes, et HelloFresh correspondait en fait parfaitement pour nous aussi comme type de flotte, parce qu'il s'agissait – donc pour ceux qui ne connaissent pas HelloFresh – de livrer les colis avec les beaux repas délicieux aux clients à domicile, et ce depuis
des dépôts. Cela signifie que c'est encore relativement prévisible, les processus que nous devons aussi très bien comprendre pour notre optimisation, par rapport à d'autres types de flottes. Et là, ça collait aussi bien que j'ai trouvé en Pierre quelqu'un qui, en tant que gestionnaire de flotte, s'est vraiment immédiatement passionné pour le sujet et a saisi l'opportunité. Et ensuite ça a marché. Certes, ce n'était pas si simple au début d'établir les interfaces de dépôt nécessaires. Cela a demandé un peu de préparation, mais
ensuite nous avons réussi, après quelques mois, à connecter l'infrastructure de recharge et à lancer le pilotage de la recharge. Exactement – tu as résumé tout cela très rapidement maintenant. Bien sûr, beaucoup de planification a précédé. Nous avons aussi lancé des pilotes, pour d'abord voir comment ça fonctionne. Donc, nous avions ensuite les premiers points de charge à Munich – je m'en souviens – connectés. Et il s'agissait ensuite de voir comment cela fonctionne vraiment dans la pratique avec l'optimisation. Et là c'était
bien aussi – ta suggestion, Claudio : Alors testons d'abord 12 positions de charge pour tester pendant la nuit. Et ainsi nous avons pu voir comment cela se présente dans le logiciel et comment cela se présente dans la pratique en général, avec les collègues sur place, parce qu'ils sont tout aussi importants. Ici, c'était toujours important pour nous : Les véhicules doivent être chargés, l'exploitation opérationnelle ne doit pas être perturbée, le moins possible. Au mieux, laisser ces thématiques s'imbriquer – c'était justement le difficile,
car les colis devaient arriver au client. Et nous avions de nouveaux véhicules – nous pourrons y revenir aussi tout à l'heure – de nouveaux véhicules que nous n'avions pas encore utilisés avant. Nous avions affaire à des prestataires de services. Par conséquent, du point de vue de la planification, c'était déjà un sujet d'intégrer cette nouvelle configuration dans un domaine opérationnel pleinement fonctionnel. Donc nous avions peu de temps pour travailler en parallèle, mais nous l'avons directement mis en œuvre avec des véhicules qui étaient neufs.
Les prestataires de services devaient apprendre à manipuler les véhicules électriques. HelloFresh avait de nouveaux véhicules propres qui devaient être intégrés dans la flotte. Et tout mettre en opérationnel a été pour moi le plus grand défi au départ. Ce qui a d'autant mieux fonctionné, c'est que notre coordination que nous avons menée à trois s'est déroulée à mon avis de manière impeccable. Et c'est une condition absolue pour un tel projet, qu'on joue déjà les choses à l'échelle en théorie une fois, mais qu'on les joue aussi ensuite impérativement dans un pilote
idéalement d'abord, pour ne pas perturber le domaine opérationnel. Oui, tout à fait. Donc je l'ai bien sûr résumé. Il y a eu énormément d'étapes intermédiaires et énormément de personnes aussi qui étaient encore impliquées. Salutations et remerciements à mon Key-Misch, mais aussi à Plath là à Munich chez HelloFresh et Simon bien sûr aussi de Charge One, mais aussi Lichtblick. Nous avions ici du soutien aussi – ce sont tous des collègues qui nous ont
vraiment super soutenus. Exactement, comme tu le dis déjà, je ne voulais pas interrompre. Donc ce projet n'était définitivement pas trivial, avec tous les tests et la préparation. Juste pour donner un exemple : Nous devions parfois envoyer des commandes de charge avec une certaine fréquence, pour tester exhaustivement certaines fiabilités et différents types de véhicules, différentes bornes de recharge, afin justement de garantir cette fiabilité aussi, que les véhicules aient le lendemain aussi suffisamment d'autonomie, parce que les autonomies
de ces fourgonnettes sont parfois limitées, particulièrement en hiver, et comme les tournées sont parfois aussi très longues, il est très important qu'on gère bien cela. C'est exactement ça. Et un point peut-être encore : Je veux dire, nous ne savions pas encore là si les points de charge Charge One fonctionnaient avec votre système. Maintenant, si nous devions collaborer dans le prochain projet, on saurait alors déjà plus tôt à quoi faire attention. Mais je dirais,
nous ne savions pas encore à ce moment-là quels systèmes fonctionnaient ensemble. C'était d'ailleurs un sujet majeur. Stefan, tu peux aussi nous en dire un peu plus sur la façon dont ça se passait au début, et ensuite comment combiner tout cela avec la télématique des véhicules ? C'était déjà passionnant. Nos collègues sur place étaient bien sûr immédiatement importants, à impliquer dans le processus. Nous ne pouvions pas être partout en même temps. Cela signifie que nous étions dans nos établissements et que nous avons aussi beaucoup réglé à distance
Tes collègues, Claudio, ont mené des échanges étroits avec nos spécialistes du load management, qui étaient justement sur place. Et tout cela constituait le défi que nous devions relever. Stefan, je me souviens encore du moment où nous en étions au tout début, où il s'agissait d'abord d'installer la puissance réseau et la connexion de recharge, avant même que quoi que ce soit ne fonctionne, et nous avions parfois déjà les véhicules électriques sur place. Donc c'est très, très passionnant, parce que les voitures étaient déjà là
Ensuite, il y avait cinq points de charge pour 20 voitures, puis il y avait environ 100 ampères avec lesquels les 20 voitures devaient être rechargées. Mais il fallait aussi garantir que le matin à six heures, toutes soient complètement rechargées. À ce moment-là, tu n'étais même pas encore dans le projet, Claudio. Et cela a justement montré au fil du projet que nous avions besoin de quelqu'un comme toi dans ce projet, quelqu'un qui mette le tout correctement sur pied – du côté logiciel. On peut faire beaucoup de choses, donc construire les bornes
c'est une prestation artisanale standard, disons-le, établir le raccordement au réseau est un travail d'électricien. Ce sont toutes des choses qu'on a déjà faites en grand nombre, même si pour ce qui est de l'infrastructure de recharge, cela semble encore toujours un peu nouveau. Mais en fin de compte, il s'agit de mettre sous tension une exploitation industrielle, ce qu'on sait en principe déjà faire depuis toujours. Ce qui est passionnant, c'est ensuite d'utiliser la puissance qui est disponible de manière à ce que cela n'entraîne pas la panne de la chambre froide ou le scintillement de la lumière dans les bureaux, mais qu'on freine aussi au bon endroit
et qu'ensuite, au bon moment, on injecte aussi l'électricité dans la voiture. Ce sont des sujets que nous avons appris dans ce projet. Tu as évoqué, Pierre, comment nous avons commencé : c'était du courant dans la voiture, et en fait il ne s'agissait de rien de plus. Mais nous nous sommes rendus compte assez rapidement que cela ne marchait pas comme ça sans plus. Il existe aussi des systèmes de load management dynamiques qui peuvent le faire – ce n'est pas quelque chose de trivial. Mais ici, il s'agissait justement de bien plus, justement aussi d'obtenir à un moment donné un effet,
ce qui signifie aussi utiliser intelligemment le courant sur l'ensemble du site. Et c'est là que cette constellation à trois a énormément apporté. Nous deux, Claudio, nous en avons bien sûr aussi énormément profité. C'est en tout cas ma vision des choses : du côté de HelloFresh, avec Pierre, il y avait quelqu'un qui voulait aussi faire avancer tout ce sujet. Il faut quelqu'un comme ça dans un tel projet – pas quelqu'un qui dit, ici ça ne marche pas et je n'en veux pas, mais quelqu'un qui participe activement au projet. C'est très, très important. Totalement.
C'est de l'or, et en fait aussi très rare encore dans mon expérience de gestionnaire de flotte. Et puis encore une fois, parce que c'est aussi un sujet passionnant, que peut-être beaucoup de gestionnaires de flotte, qui peut-être nous écoutent aussi, n'ont pas vraiment à l'esprit – encore une fois, pour les accompagner : un grand défi est justement d'avoir suffisamment de capacité tout court pour recharger les véhicules, à cause des câbles et de la puissance du raccordement au réseau avec l'opérateur de réseau. C'est une chose. Et
la deuxième, c'est qu'avec le temps, avec des tarifs d'électricité dynamiques par exemple ou sur les frais de réseau, on peut économiser de l'argent si on pilote les opérations de recharge de manière plus intelligente. Ce sont les deux grands blocs thématiques. Et peut-être pouvons-nous encore, parce que le sujet des opérateurs de réseau peut-être chez les gestionnaires de flotte en particulier, ou bien aussi chez d'autres acteurs du marché qui n'ont peut-être pas eu autant affaire aux opérateurs de réseau – comme vous deux en particulier – partager vos expériences là-dessus, comment cela se passe et quels conseils vous auriez.
Aussi sur la base de cette expérience pour des gens qui veulent électrifier leur flotte ou aider à électrifier des flottes. Je dirais, comment cela s'est déroulé. Donc, Stefan, nous avions – à un moment donné nous étions vraiment dedans. Il faut maintenant vraiment se le représenter à partir de la pratique. Nous avons 6, 7 sites que nous voulons électrifier. Nous avons là par site 15 à 20 véhicules. Au préalable, on a clarifié : de quelle autonomie avons-nous besoin ? De combien de points de charge avons-nous besoin pour combien de
véhicules ? C'est bien sûr tout sous forme d'un processus de dimensionnement qui a eu lieu au préalable. Et ensuite il s'agit de : nous avons besoin maintenant ici de 20 points de charge. Nous avons 20 véhicules. Nous souhaitons recharger un véhicule par point de charge. Nous avons des temps de stationnement fixes. Nous pouvons donc à peu près estimer combien de véhicules peuvent recharger quand exactement et comment. Et ensuite il s'agit de découvrir : de quelle puissance de raccordement au réseau disposons-nous donc au juste sur le site ? Et là, c'était vraiment le cas que je me suis rencontré avec Stefan sur place, dans
nos dépôts, où HelloFresh est locataire, pour ensuite regarder avec les responsables respectifs des objets loués – avec les bailleurs, pardon, avec les bailleurs – pour voir : comment ça se présente ? Combien d'électricité avez-vous ? Pouvez-vous même vous imaginer faire ce projet avec nous ? Nous voulons électrifier notre flotte. Nous allons électrifier notre flotte. Mais nous aimerions le faire pour ainsi dire ici aussi dans
réaliser une coordination. Et là aussi, il est tout aussi important d'impliquer directement le propriétaire. C'était très important pour moi de dire dès le départ : ce n'est pas notre propre bien immobilier. Nous sommes locataires, mais nous sommes locataires depuis longtemps. Nous souhaitons aussi le rester longtemps. Regardons ensemble en équipe quelles possibilités nous avons. Et c'est d'abord un état des lieux. Nous avons ensuite vérifié quelle puissance électrique était disponible. Avons-nous besoin d'un transformateur ici ?
Dans le pire des cas, nous aurions besoin d'un autre. Quelle puissance de raccordement au réseau avons-nous ? Et puis nous avons fait le tour de l'installation avec le propriétaire de manière très classique et nous avons regardé – Stefan à la traîne avec tout son savoir-faire technique, ce qui était aussi super important, qu'il s'y connaisse évidemment aussi en technique et que je n'aie pas seulement un théoricien, un commercial, au départ, mais quelqu'un qui pouvait faire les deux. Idéal, donc
nous dans les locaux de raccordement au réseau, tous les locaux, les caves – Stefan, tu te souviens où nous sommes allés partout ? 6, 7 sites, tout avait un aspect différent. Nous avons d'abord commencé par le relevé. Stefan a pris des photos. Nous avons mesuré, nous avons posé des questions. Nous avons vraiment parcouru tout ça de manière très classique avec un stylo et nous avons collecté toutes sortes d'informations. Et ensuite, c'est parti pour l'évaluation. Nous parlons des propriétaires, surtout
des propriétaires, pas des gestionnaires de réseau, dans un premier temps. Non, non, nous parlons toujours – je dirais juste pour reprendre depuis le début – toujours des propriétaires. Ce qui est d'abord nécessaire pour cela : nous devons, avant d'aller voir le gestionnaire de réseau, d'abord regarder quelle puissance électrique est disponible pour un tel projet. C'est ce qui doit toujours être fait en premier, pour savoir de quelle puissance on a besoin pour le projet. Et c'est ce que nous avons fait. Et
ensuite, c'est parti, nous sommes passés à la planification. Ensuite, nous avons obtenu l'accord du propriétaire. Ça ne sert à rien si l'entreprise veut imposer ça de manière indépendante. On a définitivement besoin de l'autorisation – quelque chose qui devrait aussi toujours être obtenu par écrit. Le contrat de location court pour tant et tant d'années, pour travailler ensemble sur le projet. Dans la très grande majorité des cas, on peut dire que les propriétaires ont été très positifs vis-à-vis du projet et ont aussi dit : Eh bien,
super, ce que vous faites ici. Il est temps qu'on le fasse. Vous êtes de très bons locataires. Nous participons parfois aussi aux coûts. Et c'est ainsi que nous sommes passés à la planification. Stefan était alors complètement dans son élément, en quelque sorte en tant que coordinateur en chef. Stefan, raconte ce qui s'est passé ensuite. Eh bien, l'évaluation des données. Donc d'abord regarder : Combien ai-je ? Combien puis-je ? Combien est réellement possible ? Il
l'a déjà dit tout à l'heure : les systèmes de load management dynamique peuvent déjà faire beaucoup, mais ne peuvent pas tout garantir non plus. Au début, nous avons aussi eu des pannes, des pannes de réseau. Je me souviens encore d'un cas où le fusible principal a sauté en pleine nuit. Nous avons dû mettre tous les moyens en œuvre – parce que nous ne sommes pas tous les deux directement à Munich, nous avons dû trouver quelqu'un qui se rende sur place et remplace ce fusible,
pour ne pas trop perturber l'exploitation, comme je l'ai dit au début. Car rien n'est pire que de créer une frustration chez les utilisateurs de l'électromobilité et de produire exactement l'effet inverse, du genre : De toute façon, ça ne marche pas. On avait déjà eu ça avant – on avait déjà toujours dit avant que ça ne marchait pas. Nous avons dû faire des avances. Oui, exactement. Tu dois simplement t'assurer que tout le monde se sente bien.
D'une manière ou d'une autre. Et ensuite, le sujet trouve un écho. Et ensuite, on trouve tout ça bien. Seulement dès que de tels problèmes surgissent au début, c'était difficile. Donc surtout avec les gestionnaires de réseau : dès que le sujet du gestionnaire de réseau entre en jeu, nous avons bien sûr pris la balle au bond. Entre-temps, chez l'entreprise WL, je suis aussi un prestataire à 360 degrés. C'est-à-dire qu'on fait alors un peu tout. On s'occupe de tout, du début à la fin, construction et exploitation, donc début : gestionnaire de réseau
d'abord l'impliquer. Les demandes de raccordement au réseau qu'on lance d'abord sous forme de demande – ça peut facilement prendre 12 à 18 mois avant d'arriver approximativement à une décision. Et c'est pourquoi c'était aussi la raison pour laquelle au début, sur chaque site, nous devions d'abord nous débrouiller avec la puissance disponible sur place. Tout le reste, nous l'avons fait dans un second temps et nous avons dit : D'accord, nous avons telle et telle puissance, nous allons gérer ça
comme ça pour commencer. Et en parallèle, nous exploitons maintenant l'extension du réseau, qui génère aussi des coûts. Il ne faut pas non plus perdre ça de vue – ces histoires de contributions aux coûts de construction. Je me souviens du cas à Munich : c'était immense, parce que la station de transformation la plus proche était tout simplement loin. On ne peut pas non plus dire que ça coûte toujours la somme x, mais c'est vraiment dépendant du site. Et ce sont les premiers petits problèmes auxquels on se heurte directement, quand on fait simplement le relevé des données
et que la première analyse est en cours. C'est là que ça commence, c'est comme ça.
Et peut-être encore un petit pas en arrière. Nous avons aussi calculé tout ça à l'avance. Stefan, tu t'en souviens. Je devais faire une planification budgétaire, tout à fait normalement pour l'année 2024 ou pour l'année 2025. Exactement. Et nous avons essayé au mieux de prévoir aussi les choses à l'avance. Et je me souviens que tu avais déjà dit : il se peut que nous ayons une station de transformation à 5 mètres, mais aussi à 150 mètres. Et nous avons déjà essayé, au mieux, de tels
d'inclure ces thèmes dans le budget global, ce qui nous a d'ailleurs plutôt bien réussi, il faut le dire. Il y avait un budget que j'ai présenté de manière relativement transparente, mais où il fallait ensuite veiller – bien sûr, c'est tout aussi important – à respecter au mieux la rentabilité économique dans de tels projets et à ne pas toujours devoir réajuster quelque part. C'était donc aussi un point important qu'il fallait garder à l'œil pendant la phase de construction – donc pas seulement avant, lors de la planification, mais aussi pendant.
Rentabilité et coûts, avant que ça ne démarre vraiment dans la phase de construction. Et quelle est votre approche et votre recommandation en général, Stefan ? Un gestionnaire de flotte ne sait probablement pas pourquoi un poste de transformation est si important maintenant. Peut-être peux-tu reprendre ça, dans quelle mesure c'est important maintenant. Et comment avez-vous dimensionné ça ? Pour chaque dépôt, vous avez en quelque sorte pris la puissance maximale de chaque point de charge puis la somme des bornes et vous en avez déduit la puissance de raccordement au réseau, ou comment avez-vous
géré ça ? Quelle était votre logique et la recommandation que tu aurais ensuite pour d'autres gestionnaires de flotte ? Eh bien, on fait toujours une moyenne, je dirais. Si on a maintenant 20 points de charge à 11 kW, on ne peut pas dire que c'est la puissance dont on a besoin. On calcule immédiatement avec des facteurs de simultanéité. Là, ça dépend du temps de stationnement de ces véhicules. Chez HelloFresh, c'était bien sûr une flotte idéale, parce qu'on savait exactement quel temps les véhicules avaient
pour se recharger complètement. Cela signifie qu'on peut aller sur le site avec une puissance relativement faible dont on a finalement vraiment besoin. Cela dépend bien sûr : prévoit-on seulement des points de charge AC ou parle-t-on directement de stations de 100 à 150 kW ? C'est bien sûr quelque chose de complètement différent. Mais c'est en principe comme ça que nous avons procédé. Nous avons regardé : il y a 20 véhicules, avec un certain facteur de simultanéité on arrive à une puissance relativement faible dont on a besoin. Au début, nous avons prévu beaucoup, beaucoup de marge, je suis honnête. Donc dans les premiers sites
nous avons dimensionné très, très haut, parce que nous voulions aussi éviter une panne. Au cours du projet, on arrive ensuite assez rapidement à la conclusion qu'on y arrive dans le même temps avec nettement moins de puissance. Et justement au moment, Claudio, où vous avez commencé à réguler et gérer le tout, on a encore franchi une étape et on a constaté que ça marchait même encore avec nettement moins de puissance. Dans la plupart des cas, on peut encore éviter les postes de transformation propres. Il y a eu un projet avant que nous ne démarrions
– qui a été réalisé à Hambourg. Là, il y avait un poste de transformation, on a directement implémenté des stations DC. Il nous est apparu assez rapidement qu'on n'en avait pas forcément besoin, pas pour le cas d'usage où les véhicules de dépôt doivent tous être rechargés le matin. On s'en sort avec nettement moins de puissance qu'on ne le suppose en fait, justement grâce à ces facteurs de simultanéité. Il ne faut pas perdre ça de vue, il ne faut pas se laisser effrayer par ça : 20 fois 11 kW n'est pas la puissance dont on a besoin sur le site. La plupart des gestionnaires de flotte – c'est
toujours ce que nous répétons : il faut travailler avec des systèmes de gestion qui sont de toute façon déjà imposés par le gestionnaire de réseau, pour l'ordre de grandeur dont on a besoin ensuite. Et puis on y arrive assez rapidement – raccordement basse tension ou peut-être un raccordement moyenne tension – ça devient ensuite aussi assez clair assez vite. Là, on a besoin de peu d'extension de réseau, mais sans ça on ne s'en sort pas non plus. Il faut aussi le dire clairement. Et comme nous sommes aussi là pour partager notre expérience et notre savoir avec d'autres, et que je suis relativement sûr que
maintenant le gestionnaire de flotte moyen ne sait probablement pas vraiment quelle est la différence entre basse tension et moyenne tension. Peut-être que nous pouvons – et aussi transformateur, quelles sont exactement les relations – on entend toujours ça, on en a besoin. Mais c'est peut-être aussi un bon moment pour l'expliquer brièvement. Avec toi, Stefan, en tant qu'électrotechnicien, nous avons
quelqu'un qui s'y connaît si bien et qui peut l'expliquer. Alors je vais expliquer la partie basse tension-moyenne tension. Ensuite tu pourras expliquer l'autre partie. Donc : le réseau électrique est, si on veut, en comparaison avec une autoroute – dans les routes il y a aussi l'autoroute pour des vitesses très rapides. C'est la surtension ou la très haute tension. Ensuite il y a la haute tension, puis il y a la moyenne tension et puis il y a la basse tension. La basse tension, c'est celle
qui est dans les ménages ou dans les commerces avec peu de puissance. Où est alors le hic ? Quand on passe ensuite en moyenne tension, on a généralement besoin d'un transformateur. Ce serait mon explication simplifiée pour cette partie. Peut-être peux-tu encore dire, pour la flotte maintenant directement – comme chez HelloFresh – à partir de quand a-t-on besoin d'un transformateur ? Et comment tu abordes ça ? Ou quelle serait ta recommandation ? Oui, alors ça dépend bien sûr d'abord de ce dont
on a besoin sur le site. Nous nous en sommes sortis sur la plupart des sites avec la basse tension. La différence entre moyenne tension et basse tension, c'est simplement la puissance que je prélève du réseau. Jusqu'à une certaine limite, je peux simplement tirer seulement du réseau basse tension, et après j'ai besoin du niveau de tension suivant. C'est pourquoi le réseau en Allemagne est conçu de telle sorte qu'il y a différents niveaux de tension. Et je peux demander plus de puissance à un niveau de tension supérieur. Pour la plupart des projets, on s'en sort effectivement avec un raccordement basse tension.
On a rarement besoin de la moyenne tension, mais quand on en a besoin, il faut un poste de transformation qui convertit justement la moyenne tension en basse tension. Pour la basse tension, on parle de 400 V ; dans la moyenne tension, c'est un autre niveau de tension, comme le nom l'indique déjà. C'est pourquoi je dois transformer. Si on repense à l'enfance : le train électrique miniature. Là aussi, tout ne fonctionnait pas avec du 230 V, mais il fallait avoir un transformateur 12 V. Et grâce au régulateur – plus on le tournait, plus la tension affluait dans le circuit, plus vite
le train roulait. Donc on peut peut-être se représenter ça un peu de cette façon, si on n'a pas beaucoup affaire à l'électricité. Cool. Chez moi, il déraillait toujours, surtout au niveau des
aiguillages – là, il ne fallait pas trop tourner le régulateur. Ah, les souvenirs qui remontent. Mais dis-moi, à Hambourg, nous étions dans le domaine de la moyenne tension. Exactement, parce qu'il fallait installer un transformateur. Cela rend aussi un tel projet extrêmement coûteux, car avec un tel transformateur, on atteint très vite six chiffres. Mais là aussi, on ne peut pas donner de réponse univoque, parce que chaque gestionnaire de réseau fonctionne encore différemment. L'un dit que le transformateur fait partie de
son réseau. Le gestionnaire de réseau suivant dit que le transformateur doit être installé du côté client. Et c'est là que commencent déjà les premières discussions : qui doit en fait supporter ces coûts ? Et jusqu'à quel point peux-tu effectivement le faire ? Exactement. Et c'est justement aussi le point que tu as déjà abordé, Stefan : quelle configuration convient à quelle exploitation ? Et Hambourg – on voulait absolument y installer un chargeur DC, parce qu'on voulait charger rapidement, mais
par la suite, il s'est avéré qu'on n'aurait pas forcément dû l'avoir là. Et comprendre aussi les coûts : nous avons finalement – laisse-moi réfléchir un instant – les coûts pour DC plus développement, avec ça nous aurions pu, je crois, développer trois sites en AC. Pour mettre ça en perspective : par point de charge, on est quelque part entre 4 000 et 5 000 € dans le domaine AC avec tout inclus, et dans le domaine de charge DC, vous êtes au moins trois fois plus cher.
C'est pourquoi il est important de déterminer quelle configuration j'ai réellement besoin dans l'entreprise. Charger rapidement, tout le monde le veut quelque part. Mais si j'ai du temps et que je ne travaille pas en système de rotation, alors un raccordement AC de 11 ou 22 kW suffit absolument. On le monte en puissance, et avec ça je m'en sors et je peux bien sûr aussi économiser énormément de coûts – d'abord lors de l'installation et de la mise en œuvre et, Claudio, par la suite naturellement aussi avec l'optimisation. Oui, je me souviens encore brièvement d'une petite anecdote sur comment
la planification budgétaire s'est passée chez vous. Vous êtes venu me voir et vous avez dit : "Comment se fait-il que ce soit si avantageux ?" De telles discussions, nous avons dû les mener ensuite en interne chez vous aussi. Oui. Pourquoi c'est maintenant si avantageux, contrairement au site de Hambourg qu'on a construit en premier. Exactement, exactement. Et là, j'avais aussi reçu de mon supérieur : "Ce n'est pas possible. Vous vous êtes trompé dans vos calculs." Oui. Et là, nous avons calculé si haut. Et nous avons – il faut aussi le dire –
nous avons un accord-cadre avec des pourcentages. Cela fait aussi partie du processus économique, qu'on conclue un accord-cadre approprié. Mais nous étions là bien en dessous de ce que nous avions calculé auparavant comme coûts pour un site. Et c'était déjà passionnant de voir ça. Et là où vous m'avez encore dit : "Oui, je ne peux pas – dois-je maintenant vous gonfler artificiellement les coûts ?" Là où je dis alors : "Non, nous ne faisons pas ça."
Nous gardons une marge. Mais nous faisons comme ça. Et j'ai aussi dû plus ou moins m'imposer en interne dans mon entreprise et dire : "Faites-nous confiance ici. Nous sommes sur la bonne voie. Nous avons ici des contrats qui sont écrits." Et un tel contrat – on le respecte. Ils sont signés. Et nous nous lançons maintenant tout simplement. Avec une certaine marge, nous y arriverons peut-être aussi
encore. Il se passe naturellement toujours des choses que vous ne pouvez pas prévoir à 100 %. Mais dans l'ensemble, on peut dire rétrospectivement que nous étions tout à fait dans le budget. Oui. Et quelles ont été les problématiques avec les gestionnaires de réseau ? Peut-être que vous pouvez raconter quelques anecdotes aussi dans la même direction – où vous avez appris quelque chose, ce qui était amusant, ou où vous diriez : "Plus jamais, s'il vous plaît" – ou comment vous feriez autrement
la prochaine fois. Gestionnaires de réseau – très brièvement : c'est aussi un sujet. Il faut s'imaginer : il y a des procurations. C'est-à-dire, il y a l'entreprise exécutante qui met en œuvre le projet pour l'entreprise commanditaire – HelloFresh dans ce cas. Et ensuite, des procurations sont accordées. Et ensuite, l'entreprise peut se lancer et commencer quasi au nom du mandant à obtenir des offres, se coordonner avec les entreprises de construction, et commence alors la phase de construction. Et c'est là que ça a commencé. C'est-à-dire,
malgré la procuration, il en était ainsi que dès le début, cela échouait déjà au fait qu'il n'y avait aucun retour. C'est-à-dire, notre prestataire de services mandaté par nous n'a d'abord ni reçu d'offre ni même obtenu de retours. Pas sur tous les sites. Nous avons eu environ six, sept sites – sept gestionnaires de réseau différents. L'un travaillait ainsi, l'autre autrement. C'était très, très différent. Mais je peux déjà dire que pour la plupart, cela échouait déjà au fait d'obtenir d'abord un retour
d'obtenir. C'est-à-dire que là aussi, au final, le client final – donc moi dans ce cas, en tant que donneur d'ordre – a également dû intervenir, appeler le gestionnaire de réseau et demander directement pourquoi il n'y avait pas de retour à l'entreprise mandatée et quand nous pouvions commencer. Nous avions des plannings en interne. Et je ne suis pas la personne la plus patiente. Et quand on a déjà attendu environ un mois, d'abord pour
une offre, et qu'on ne reçoit toujours pas de retour – et qu'ensuite, à la manière d'une administration, on reste d'abord éternellement en file d'attente téléphonique, puis encore en file d'attente – alors à un moment donné, j'ai perdu patience. Et puis vous finissez par avoir quelqu'un au bout du fil et vous avez une dame aimable au téléphone. Et alors vous commencez à raconter. Et là, l'avantage était souvent que la marque HelloFresh a une image très positive, si bien qu'on dit d'abord : « Ah,
HelloFresh ! Quels produits avez-vous ? Comment – qu'est-ce qu'on peut faire avec ça ? Oui, je suis aussi cliente HelloFresh. » Et puis par ce biais, on est entré dans le sujet et on a dit : « Oui, nous avons tel et tel produit. C'est super que vous soyez cliente. » Et c'est comme ça que ça a commencé, on a eu une bonne conversation sur le plan personnel. Et puis on a dit : « Mais nous – nous sommes ici dans le Land
XY. Nous créons des emplois ici. Nous avons un grand projet devant nous. Nous voulons électrifier. Il est tout simplement inadmissible que nous attendions maintenant un mois et demi, deux mois, juste pour obtenir une offre concernant la puissance de charge requise que nous avions calculée au préalable. À quoi cela est-il dû ? » « Oui, nous sommes aussi en pleine restructuration. Nous avons une énorme liste de tâches devant nous. Nous n'arrivons pas à tout faire. Veuillez nous en excuser. » Je dis : « Bon, mais
un retour serait déjà bien. » Et ça s'est répété plusieurs fois, que le client final devait intervenir avant que les choses avancent. Et alors, Stefan – comment ça s'est passé pour vous ensuite ? Oui, nous en tant qu'entreprise mandatée – là, la procuration ne nous aide parfois pas non plus. On communique avec la plupart, mais on ne peut pas tous les rallier à notre cause. C'est comme ça aussi. Il y a des gestionnaires de réseau comme ci et comme ça. C'est tout simplement ainsi. Mais il y a aussi
un nombre incalculable de gestionnaires en Allemagne. Et c'est pourquoi – avec tous, ce n'est pas pareil. Mais c'est parfois un peu drôle, parce que nous avons une procuration. Nous sommes mandatés par l'entreprise. Et on nous renvoie ensuite toujours vers des portails où la communication se fait. Mais dans ces portails, il n'y a rien de visible pour nous. Tout est en cours de traitement d'une manière ou d'une autre, et nous ne pouvons pas vraiment suivre. Mais il faut aussi un peu défendre les gestionnaires de réseau, je crois. Ils ont énormément de choses
sur leur liste, tout ce qui est censé se passer en même temps. Ce n'est pas non plus très facile à gérer. Le réseau, l'infrastructure n'est pas vraiment au point. Et il faut tout faire tenir sous un même toit. Mais malgré tout, il doit être possible de donner un retour plus rapidement. Deux remarques à ce sujet : j'ai suivi des projets où il a fallu, je crois, 13 mois pour constater que le client avait déposé la mauvaise demande. Mais j'ai aussi eu des cas où nous avons préparé tous les documents
numériquement et les avons téléchargés dans le système un jeudi après-midi. Et le vendredi midi, nous avions l'accord pour le développement du réseau. Donc, il y a vraiment de tout sur le marché. Mon expérience à ce sujet : traiter les données de manière aussi numérique que possible. Un croquis fait à la main est immédiatement mis tout en bas de la pile. Donc, il faut vraiment réfléchir un peu à ce qui aide vraiment, et tout intégrer, tout ce qu'on sait et qu'on peut faire. Et très important : impliquer les gestionnaires de réseau dès le début, directement, quand on commence un projet, appeler d'abord les gestionnaires de réseau,
parce que c'est justement le processus qui prend le plus de temps. Effectivement. Oui, et surtout – c'est exactement ce que je voulais dire aussi. Quand on avait le gestionnaire de réseau au téléphone, c'était toujours une conversation constructive. C'est aussi tout à fait clair. Ils sont comme tu l'as déjà dit à juste titre, Stefan. Ce n'est pas non plus personnellement la faute des gestionnaires de réseau respectifs. Il m'est bien clair que les carnets de commandes sont pleins. Le réseau est ancien. Ils doivent travailler avec ce qu'ils ont actuellement. On
le voit déjà dans les processus de facturation, en partie à quoi ils ressemblent. Et bien sûr, on souhaite quand même dans un tel processus opérationnel simplement avoir un retour. C'est ce qu'on veut simplement avoir – ne pas recevoir de retour de temps en temps, c'est difficile. Parce que c'est aussi comme ça, Stefan, nous construisons déjà en partie en parallèle. Donc, ce n'est pas que nous ne faisons rien du tout. L'infrastructure, ce
qu'on peut déjà faire sans – ce qu'on peut faire sans autorisation – est déjà intégré dans le processus. Il y a des plannings. Quand maintenant – on ne laisse pas le marteau pendant deux mois, mais ce qu'on peut faire, on le fait déjà en parallèle. Et puis on a parfois déjà installé ou construit une infrastructure quelque part. Et elle prend la poussière parce qu'on n'obtient tout simplement pas les plus petites autorisations. C'était pour ainsi dire le plus grand défi, je dois dire, pendant notre période de projet, obtenir les
retours appropriés. Mais ça s'améliore. Je suis aussi en contact avec des collègues qui travaillent tous là-dessus. Et je sais que ce n'est pas facile pour les gestionnaires de réseau de gérer ça. Toute la branche croît très, très rapidement. De nouveaux sujets s'ajoutent constamment. Ensuite vient le thème de la charge bidirectionnelle, qui est aussi de plus en plus développé. Je crois déjà qu'ils font de leur mieux. Mais quand on est dans l'opérationnel et qu'on doit bien gérer un planning
si l'on veut avancer, il faudrait prévoir un peu plus de temps. Claudio, quelle est ton expérience avec les gestionnaires de réseau ? As-tu également des données là-dessus ? Ça m'intéresse vraiment.
Oui, j'ai aussi quelques points d'expérience. Je me réjouis d'ailleurs d'en mettre bientôt un en avant, peut-être. Ce n'est pas si simple, parce que dans le podcast nous voulons aussi entrer en contact avec des gestionnaires de réseau. Ils sont occupés par tellement de sujets – jusqu'à ce que toutes les réglementations de l'Agence fédérale des réseaux soient mises en œuvre. Nous n'avons même pas parlé du sujet des compteurs intelligents – tous ces thèmes les occupent beaucoup. Et nous avons eu de nombreux points de contact avec eux, aussi parce que
c'est bien sûr très pertinent pour notre modèle d'affaires. Nous aurions souhaité une approche différente de celle qui a été choisie maintenant. Je sais qu'il y a aussi beaucoup de gestionnaires de réseau qui nous donneraient raison. Et sinon – oui, il y a aussi de très bons gestionnaires de réseau. Mais ils sont, comme il l'a déjà dit, un peu surchargés. Ils sont simplement trop petits. Ils sont au nombre de 850, je crois, en Allemagne. Et il y en a donc beaucoup qui
sont maintenant un peu dépassés par la numérisation et tous ces changements que provoque la transition énergétique. Il y a d'ailleurs de plus en plus de demandes pour lancer une sorte de vague de consolidation afin de pouvoir gérer tout cela. Mais je crois qu'il n'est pas encore clair comment cela va évoluer. Juste un exemple : nous sommes, je crois, avec la Suisse ceux qui avons le plus de gestionnaires de réseau au monde en termes de densité. En France, il y a un seul gestionnaire de réseau de distribution. Cela montre simplement – en France
Oui, et puis en Aïs. Et c'est un pays qui est quand même nettement plus grand en superficie que l'Allemagne, et ils y arrivent avec un seul. Et quand celui-ci est entièrement numérisé et que le processus fonctionne, alors c'est aussi géré de manière très professionnelle. Cela simplifie tout, il faut bien le dire. Mais bon, nous sommes maintenant plus fédéralistes que la France, et voyons comment cela va évoluer. Mais dans l'intérêt du temps, je voulais aborder d'autres sujets. Notamment
le gouvernement fédéral a également annoncé de nouveaux programmes de subvention. Je crois, Stephan, que tu t'es un peu penché dessus. Peut-être veux-tu adoucir tout ça. Oui, disons maintenant pour ceux qui ont peut-être été découragés mais qui ont au moins déjà rassemblé pas mal de connaissances : pourquoi est-ce quand même un bon moment pour l'électromobilité ? Nous pourrions peut-être parler des programmes de subvention. Oui, tout récemment il y a le programme de subvention WEG. Donc, les immeubles à logements multiples doivent maintenant être davantage mis en avant
c'est comme ça que je le décrirais grossièrement. Mais là aussi, il y a des limites très claires que le système a quelque part. Je dois équiper au minimum 20 % des places de parking. Pour être éligible, je dois aussi construire au moins six points de recharge. Donc là aussi il y a encore – on ne peut pas simplement dire : Oui, je veux maintenant obtenir une subvention. Mais honnêtement, on s'éloigne un peu de la prime pure pour les bornes de recharge, qui ne nous a pas seulement fait avancer, mais vraiment. Ici
on commence vraiment depuis l'extension du réseau jusqu'à la fin – on obtient une part dans l'installation, on est maintenant impliqué. À mon avis, des modèles d'affaires vont aussi se développer autour de cela, parce que ça peut aussi être quelque chose. Mon expérience avec le secteur immobilier est que : ils sont très, très réservés, parce qu'ils ne l'utilisent pas eux-mêmes. Il faut aussi que ça corresponde d'une manière ou d'une autre à l'immeuble. Là aussi, il n'y a pas de solution cloche à fromage qu'on peut poser sur tous les immeubles.
Il faut simplement s'en occuper au cas par cas. Les processus dans ces copropriétés sont aussi très, très longs. Il faut alors aussi savoir que ce programme de subvention sera également plafonné en novembre. Cela signifie qu'il faut avoir terminé d'ici là. Ce qu'on peut aussi ajouter par la suite – c'est heureusement réglementé – c'est prendre une décision avec la copropriété. En règle générale, elles n'ont qu'une assemblée par an, et ensuite elles doivent aussi être unanimes d'une manière ou d'une autre. Cela rend le tout
incroyablement compliqué. Le principe du premier arrivé, premier servi joue à nouveau un rôle. C'est-à-dire : premier arrivé, premier servi. Celui qui a terminé sa demande en premier obtient souvent aussi l'attribution. Donc, là il est souvent utile d'être un peu en avance et de se préparer et de réfléchir : à quoi pourrait ressembler une structure dans mes immeubles ? Mais à mon avis, c'est une étape importante, la subvention WEG, donc de promouvoir consciemment ces parkings souterrains, parce qu'il y a énormément de potentiel à mon avis, une fois qu'un accord est trouvé
Et souvent les propriétaires sont aussi des fonds et des communautés. Il faut d'abord tous les mettre d'accord, pour que tous poursuivent vraiment le même objectif. Mais à mon avis, c'est une étape importante dans cette direction. Sujet suivant : le Truck Charging est le prochain sujet qui sera subventionné. Là aussi, il faut être en avance pour pouvoir déjà sortir un concept du tiroir selon le principe du premier arrivé, premier servi et dans le meilleur des cas même déjà une offre, parce que pour tous les programmes de subvention c'est généralement
Donc : il faut bien demander des devis, mais on ne peut passer commande qu'après avoir reçu l'accord de subvention. Et ensuite, il faut d'abord trouver des entreprises qui acceptent vraiment de maintenir leurs prix pendant trois quarts d'année voire un an. Ça, c'est le prochain défi. Je n'ai tout simplement pas le droit de passer commande avant. Bref, ce sont autant de choses où le temps joue un rôle absolument crucial. Mais c'est un pas important à mes yeux. Ce que je trouve bien, c'est que le système dans son ensemble est désormais davantage subventionné. Donc pas seulement, comme tu le dis. Le secteur privé bénéficie actuellement
d'aides très importantes. Ici, on relance fortement la mobilité électrique avec de nouveaux thèmes, de nouvelles possibilités de subventions, des offres promotionnelles sur les véhicules électriques – très fortement, actuellement à nouveau dans les flottes. Bien sûr, le système dans son ensemble est soutenu. Je trouve que la voie est bonne. Il y a une enveloppe de subventions. Certes, si elle est épuisée maintenant – mais je suis fermement convaincu qu'il y aura aussi de nouvelles enveloppes. Cela signifie que si nous devions recommencer notre projet maintenant, nous vérifierions bien sûr d'abord l'éligibilité aux subventions dans les différents
Länder pour voir comment nous pourrions les intégrer. Ce sont des thèmes que nous n'avions pas à notre époque. Les enveloppes de subventions n'existaient qu'à peine. Mais subventionner le système dans son ensemble et pas seulement par point de charge ou par véhicule, c'est à mes yeux la bonne voie. Oui. Il faut peut-être aussi mentionner à ce stade : ces enveloppes fédérales. Et puis il y a aussi des enveloppes de subventions au niveau des Länder. On peut toujours se renseigner.
Y a-t-il peut-être dans votre propre Land, où vous prévoyez d'électrifier, des possibilités également ? Et effectivement, comme tu le dis déjà, pour les achats de voitures particulières privées, il y a aussi une bonne aide qui est en cours. Toutefois, je voudrais encore mentionner sur le thème des subventions qu'il devient progressivement très rentable, du point de vue du coût total de possession, de miser sur la mobilité électrique même sans subvention, selon le cas d'usage, notamment maintenant au regard de la guerre en Iran, où les coûts des véhicules thermiques, les
coûts d'exploitation avec le diesel et l'essence augmentent si fortement. Que le prix du pétrole baisse durablement et que les prix du diesel et de l'essence soient très bas – là, je serais sceptique. Alors que pour la mobilité électrique, il y a de plus en plus de possibilités de réduire les TCO en exploitation. Peut-être pouvons-nous maintenant mettre un peu plus l'accent sur les possibilités qui existent. Peux-tu revenir sur les tarifs électriques dynamiques,
Pierre, comment vous avez géré cela pour profiter par exemple des avantages des tarifs électriques dynamiques – et ce que c'est exactement, expliqué sous l'angle de ton regard de gestionnaire de flotte ? Peut-être d'abord, avant d'en venir au thème E : c'est ainsi que tu es maintenant aussi au point avec les autonomies. Tu examines les coûts, tu passes en revue le TCO. Donc le – disons – pur essence, si nous parlons de voitures particulières, je ne l'ai déjà plus du tout intégré dans ma Car Policy ces cinq dernières
années, parce que le pur essence est bien sûr de plus en plus remplacé par le véhicule électrique. Tu as le diesel pour celui qui roule maintenant 50 000 à 60 000 kilomètres par an – là, le diesel a peut-être encore une certaine pertinence. Mais nous le voyons avec la situation actuelle : le moment viendra où nous devrons être toujours plus résilients face à la dépendance aux combustibles fossiles, et toutes les autres possibilités que nous avons là, que nous les utilisions
pour nous – avec le vent, l'électricité, le soleil et tout ce qui est à notre disposition. Dans ce projet, nous avions des horaires fixes et des autonomies calibrées fixes grâce à la recharge au dépôt. Donc différemment d'un parc automobile que j'ai géré les années précédentes, où des véhicules de pool étaient en service, mais aussi des véhicules en raison de la règle des 0,25 %. Il y avait toutes ces aides. Et là, on savait également d'après un profil de conduite
combien le collaborateur roulait, et on pouvait alors calibrer en conséquence : quel véhicule lui convient ? Quelle motorisation est le bon véhicule ? Et là, il apparaît très vite que nous n'avons plus besoin de l'essence dans la flotte. Et cela continue ainsi avec les autonomies. Nous pourrons ainsi, à mon avis, remplacer de plus en plus le diesel dans un avenir proche, et cela se fera sentir également sur le TCO, comme tu l'as déjà dit,
Claudio. Dans ce dernier projet, il s'agissait de temps de stationnement fixes – nous avons besoin d'un tarif électrique. Là, nous avons regardé : sommes-nous même raccordés ? Par Land, nous sommes en approvisionnement de secours. C'est souvent le cas quand on construit dans les différents Länder. À quoi sommes-nous raccordés ? De quelle quantité d'électricité avons-nous besoin ? Et là, il s'est trouvé qu'en étroite collaboration, Claudio, également avec la société RiDERgy, nous avons discuté : nous choisissons, nous optons
pour le tarif électrique dynamique. Car ce tarif électrique dynamique nous permet d'utiliser au mieux l'optimisation avec la société RiDERgy. C'est-à-dire que nous avons choisi un tarif qui – en termes de coût, sans tous les frais supplémentaires – se situe autour de 0,26 € par kWh, que nous avons ensuite pu réduire grâce à l'optimisation : toutes les quinze minutes sur la bourse de l'électricité avec l'optimisation électrique de RiDERgy, pour atteindre au mieux environ 0,155 € ou
sans les frais de tarifs réseau, qui entrent également en jeu. C'est pourquoi nous avons choisi pour chaque site, dans chaque Land, un tarif d'électricité dynamique – maintenant dans le dernier projet – sur la base du fait que nous pouvions réaliser l'optimisation de la meilleure façon possible, pour ensuite devenir encore plus efficaces. Le site, l'avenir, la source d'énergie, l'énergie que l'on en tire, comment on achemine l'énergie, comment on gère le load management – c'est une grande partie de la façon dont vous accompagnez finalement aussi le TCO.
Exactement. En complément : les prix de l'électricité changent toutes les 15 minutes. Il y a quelques jours le week-end, nous avons eu presque un prix négatif record – c'était le deuxième prix le plus bas, je crois, dans l'histoire de l'électricité en Allemagne, à -48 €. Alors, c'est dingue – il faut déjà se le représenter, regarder deux fois son téléphone. Incroyable. Les mécanismes derrière ces prix négatifs – nous n'allons pas les aborder maintenant par souci de temps. Mais pour ceux que ça intéresse, volontiers par la suite – on peut m'écrire.
Et on peut justement en tirer parti. Et à long terme, il y aura vraiment beaucoup, beaucoup de fluctuations de prix. Et quand il y a beaucoup de soleil et de vent, ce sera très bon marché. Et alors il faut charger au maximum, parce que sinon ils seront aussi régulés à la baisse. Et si on soutient aussi les réseaux, quand ils sont un peu surchargés, alors on obtient aussi des tarifs réseau réduits. Donc ce sont tous ces mécanismes, où certains acteurs du marché disent que nous pourrions rouler gratuitement,
ce qu'on ne peut certainement pas faire avec le diesel et l'essence. Et c'est le grand avantage de l'électromobilité. C'est pourquoi il ne faut pas forcément avoir seulement une mentalité de subventions, mais plutôt dire que c'est tout simplement rentable économiquement. Et ça le sera, si on mise tôt sur la technologie, à mon avis. Et puis vient le thème de la bidirectionnalité, qui n'en est qu'à ses débuts maintenant, où on peut même gagner de l'argent, en utilisant
la batterie du véhicule et en exploitant aussi ces fluctuations de prix – on charge quand c'est bon marché, et on restitue l'énergie quand c'est cher. Donc, ce sont tous des thèmes qui vont encore arriver dans les années à venir. Je ne sais pas si vous avez encore des réflexions là-dessus. Oui, alors, quand on entend tout ça, la tendance va plutôt vers le deuxième véhicule électrique, pour pouvoir faire le plein du deuxième véhicule justement dans ces moments-là, quand il s'agit de gagner de l'argent. Oui,
c'est comme ça. Il va encore se passer beaucoup de choses à l'avenir. Mais maintenant dans le projet, il était important de nous positionner déjà avec le logiciel le plus récent. C'est aussi toujours important pour moi que nous nous positionnions et nous organisions de telle sorte qu'on puisse construire sur le système existant. Je ne peux que le recommander à tout le monde. Nous ne construisons pas pour aujourd'hui, mais nous devrions construire de façon à ce que notre système puisse encore être développé dans cinq à dix ans quelque part, soit par des modules, de sorte qu'on ne recommence pas à chaque fois
depuis le début. C'était important. Et c'est pourquoi vous avez d'abord besoin des plateformes les plus récentes. Lorsque vous décidez ensuite d'électrifier la flotte, en quelque sorte, alors il y a le thème de la durabilité, qui est bien sûr aussi un point majeur. Nous n'en avons pas encore tellement parlé. Si vous évoluez dans des espaces urbains, en stop-and-go et tout, alors bien sûr l'électromobilité – je crois que nous n'avons pas besoin d'en discuter – c'est ce qu'il y a de plus sain et aussi de plus pratique qu'on puisse avoir,
surtout dans les grandes villes. Mais il s'agit bien sûr aussi de ne pas recommencer depuis le début dans cinq à dix ans, mais de placer déjà les points de charge avec les certifications ISO appropriées, pour pouvoir ensuite toujours continuer à développer dans le système et pouvoir toujours vous moderniser ou actualiser. Une anecdote qui m'a personnellement beaucoup marqué : en particulier, j'ai été en Espagne, mais pas seulement là-bas, dans différents pays aussi dans des rues où ça puait vraiment à n'en plus
pouvoir. Puis j'ai lu des statistiques aussi sur le cancer du poumon à cause de ces particules qui sortent alors du pot d'échappement des véhicules thermiques. Et on ne pouvait pas respirer correctement. C'était bruyant. Récemment, j'étais aussi en Chine, où il y a plein de véhicules électriques – à Shanghai par exemple, tout est si silencieux, pas d'échappement. Et plus nous aurons aussi cela en Europe et en Allemagne, c'est vraiment un
monde plus agréable – donc indépendamment maintenant des TCO et de la crise climatique, qui sont bien sûr très pertinents, mais aussi de la qualité de vie. Je crois que ce sont aussi des valeurs ajoutées qu'il ne faut pas sous-estimer. On peut aussi y attribuer une valeur en euros. Oui, exemple sympa. Mais c'est justement ça, Claudio. Il ne s'agit pas seulement de ça. C'est justement l'interaction de tout. Bien sûr – l'un dirait maintenant : Oui, combien ça coûte ? Et au final, de la production, ce n'est pas si durable.
Et vous embellissez seulement un côté. Mais c'est justement comme ça : quand vous faites interagir tous les points, alors vous trouvez le TCO approprié, la rentabilité, la durabilité, l'optimisation. C'est justement ça que nous voulons aussi au final dans les flottes, que tout le monde soit satisfait au final. Donc, au début, je me suis moi-même déplacé chez le client avec chaque véhicule électrique, parce que je voulais voir moi-même : Comment ça fonctionne ? Je voulais comprendre le système moi-même une fois. Je suis moi-même à Munich
chez le client. Nous avions un véhicule brandé. Nous sommes arrivés là-bas avec notre nouvelle voiture électrique. La cliente HelloFresh se tenait déjà près de la clôture. C'était vraiment comme : Wow, de nouveaux véhicules – incroyable et génial. Et bien sûr, les véhicules électriques circulent déjà depuis très longtemps. Ce n'était plus une nouveauté, même il y a deux ou trois ans. Mais c'est aussi la façon dont on aborde le sujet, comment on se positionne par rapport à cela. Et c'est tout aussi
important d'avoir l'esprit ouvert sur ce sujet si l'on veut le faire avancer. Car comme c'est en principe imposé par le gouvernement : nous devenons de plus en plus électrifiés, nous ne pouvons plus y échapper. Nous ne parlons plus que de voitures électriques. Nous étions maintenant au salon Flotte Stefan à Düsseldorf – il n'y avait là que des véhicules électriques. C'est-à-dire que vous étiez à notre salon à Düsseldorf. Flotte – nous y allons chaque année. Il n'y avait
pas un seul véhicule thermique. Et c'est comme ça : ce sera la technologie des prochaines années. Et c'est pourquoi il est toujours très important pour moi d'impliquer également les chauffeurs au sein de l'entreprise, ainsi que tous les collègues. J'ai toujours dit à mes collaborateurs auparavant : Prends une voiture électrique pour le week-end. Conduis-la et forge-toi ensuite ton opinion. Et dans de très rares cas, j'ai récupéré une voiture où l'on m'a dit : Tiens, voilà les clés. Garde cette caisse.
Oui, horrible. Donc, j'ai toujours reçu des retours très positifs. Toujours adaptés au profil de conduite, bien évidemment. Mais c'est tellement important à mes yeux d'essayer vraiment les choses soi-même d'abord. D'utiliser les véhicules, de voir combien on roule réellement. Et toujours ces arguments : Qu'est-ce que je fais quand je pars en vacances ? Les deux fois par an. Où je dis alors : Mais 80, 90 % du temps, vous évoluez sur un profil de conduite complètement différent. Et donc, regardez comment
c'est vraiment. Et c'est également important d'avoir une influence positive sur les collègues au sein de l'entreprise – sans embellir tout, ce n'est pas ce que je veux dire, tout n'est pas beau. Nous parlons de différences de température extrêmes. Donc, en hiver, nous avons vraiment eu parfois 30 à 40 % d'autonomie en moins, ce qui n'a pas été bénéfique pour notre projet non plus. Il faut le dire clairement. Les véhicules ne sont parfois pas encore assez aboutis. C'est-à-dire que vous vous en sortez bien évidemment beaucoup mieux avec le moteur diesel
à cet égard. Votre planification est complètement différente. Et ce sont des sujets qui ne sont bien sûr pas encore optimaux. Mais ils s'améliorent constamment, et le processus n'est pas statique, il continue de progresser. Dans l'esprit également des perspectives, alors que nous approchons de la ligne d'arrivée, il y a quelques réflexions qui me sont venues et que je voulais partager. Ce qui me convainc personnellement aussi dans ce sujet : Je me suis intéressé à l'électromobilité, déjà vers 2011. Et il n'y avait alors que quelques
véhicules. La Nissan Leaf – pour ceux qui s'y connaissent – était le leader du marché avec 200 000 unités par an. Puis est arrivée la Tesla Model S et ainsi de suite, sans entrer dans les détails. Il y avait vraiment une poignée de voitures électriques sur le marché dans les années 2010. Et puis on a mentionné en 2017, 2018 qu'en 2025 il y aurait environ 500 modèles sur le marché. Cela a effectivement fonctionné. Il y a une quantité incroyable de véhicules électriques. Notamment maintenant, car au salon de l'auto de Pékin, des quantités inimaginables de – c'est-à-dire que si l'on
compare : en dix ans, et même au cours de ma vie, rien que depuis les années 90, les coûts des batteries ont diminué de 99 %. C'est-à-dire que la tendance reste : ils vont encore diminuer. Les problèmes d'autonomie qui existaient il y a dix ans n'existent plus du tout dans les véhicules les plus récents. BYD a annoncé une puissance de charge de plus de 1 000 kW en cinq minutes. Partout dans le monde, des bornes de recharge sont en train d'être installées. En Allemagne aussi, il y aura, je crois, 30 sites au cours des prochains
mois. Donc, il y a une quantité incroyable de dynamisme dans toute cette histoire. Et sur le sujet de la durabilité : Les batteries – c'est toujours un sujet. Oui, il faut extraire le matériau, c'est certainement vrai. Cependant, on peut recycler les batteries – on peut recycler plus de 90 % des matériaux. Ils ont aussi énormément de valeur. C'est-à-dire que la vision est aussi d'aller les recycler toutes. Et ensuite, on n'aura plus besoin d'extraire autant, les impacts environnementaux seront alors également moindres
aussi. C'est-à-dire : on ne peut pas recycler le pétrole – c'est physiquement impossible. Mais on peut recycler les batteries, et on les recyclera. C'est-à-dire que même au niveau de la durabilité, rien ne s'y oppose vraiment plus. Voilà pour cela. Je suis en tout cas très optimiste en ce qui concerne l'électromobilité, comme vous pouvez l'entendre. Cependant, il faut bien dire qu'il y a des défis que nous avons également abordés de manière très pratique ici et qu'il ne faut pas taire.
Cependant, il existe aussi des fournisseurs de solutions et des personnes qui s'y connaissent et qui peuvent vous prendre par la main. Mais toutes les formes de propulsion ont commencé un jour. Et je trouve que si l'on réfléchit au peu de temps que l'électromobilité est, pour ainsi dire, accessible au grand public et à la rapidité de la croissance et du développement ici – je trouve cela vraiment passionnant.
Alors, Stefan. Oui, donc il faudra que nous nous spécialisions un peu plus la prochaine fois. Donc, c'est incroyable. On se rend compte maintenant de tous les sujets qu'il y a. Et on ne peut pas faire un podcast de trois heures. Mais peut-être pourrons-nous spécialiser un peu plus cela sous une autre forme. Nous serons aussi prochainement à Munich sur ce sujet, au Power to Drive, où nous pourrons également
la pratique, où des intervenants partagent leurs expériences du terrain. Et je suis ravi d'avoir accepté que nous échangions à trois sur ce thème dont nous venons justement de discuter. Pour tous ceux qui veulent nous voir en direct : je crois que nous pourrons informer à nouveau – suivez-nous, et nous communiquerons certainement quand et comment exactement. Exactement, c'est ça, c'est ça. Oui, et je me réjouis aussi de cela.
également déjà. Oui, moi aussi. Et peut-être dans l'esprit des perspectives – je crois que Pierre et moi avons déjà prononcé nos mots de conclusion, pour ainsi dire. Peut-être as-tu, Stefan, encore quelque chose que tu veux dire, dans le sens de : oui, où nous en sommes dans l'électromobilité, ou les perspectives, ou des sujets qui te préoccupent en ce moment. Oh, oui, de manière très générale, ce qui me préoccupe, c'est bien sûr le développement et l'exploitation continue de l'infrastructure de recharge. Mais je suis d'avis que : si on regarde à moyen ou long terme,
le développement continuera à diminuer – c'est mon opinion. Et ensuite, il s'agira de l'exploitation des points de recharge existants. Il y a toujours des situations où il faut compléter des points de recharge, quelque part, mais le grand développement finira un jour – à moyen ou long terme, selon mon point de vue personnel – à ralentir progressivement. Et ensuite, il s'agira plutôt de : cela se limitera de plus en plus au logiciel. L'exploitation, les thématiques de facturation, les tarifs électriques dynamiques, Plug and Charge, Vehicle-to-Grid, Vehicle-to-Vehicle – ce sont tous les sujets passionnants qui nous
accompagneront dans les années à venir. C'est mon avis. Le pur développement matériel diminuera de plus en plus. Ensuite, cela ira un jour vers les Car-Data, de sorte qu'on n'aura même plus besoin de boîtier pour récupérer les données des sessions de recharge. C'est par exemple quelque chose dont nous nous occupons déjà chez WL maintenant – qu'un jour, les données ne viendront plus du boîtier, mais directement de la voiture, de sorte que je n'aurai alors plus du tout besoin d'une wallbox. Néanmoins, j'ai toujours besoin de l'électricité –
pas de question. La puissance doit bien venir de quelque part. On ne peut tout simplement pas encore la transmettre par ondes. À l'école professionnelle, nous avons essayé de calculer quelle taille devrait avoir une telle antenne pour transmettre de l'électricité sur dix mètres. C'est incroyable. Ce n'est tout simplement pas possible – physiquement impossible. Il y a simplement des limites. Mais comme je l'ai dit, cela se limitera beaucoup, beaucoup au logiciel. C'est mon opinion pour la perspective à moyen et long terme.
Super, oui. Je ne peux qu'approuver – vous deux naturellement – et je me réjouis des prochains épisodes et du fait que vous ayez partagé votre savoir si ouvertement. J'espère que les auditeurs ont également pris plaisir à nous écouter, et pour ceux qui n'en ont pas assez : n'hésitez pas à nous suivre. Et aussi – je crois que nous sommes tous très actifs et ouverts sur LinkedIn – et aussi au Power to Drive, comme je l'ai dit, à Munich, nous serons également visibles en direct.
Donc n'hésitez pas à nous contacter par la suite. Oui, nous sommes ouverts aux suggestions, ou si vous avez vous-mêmes intérêt à partager vos connaissances, contactez-nous et nous verrons bien. Alors bonne journée à vous tous. Merci pareillement. Ciao.
C'était notre première table ronde spéciale Smart Charge by RiDERgy avec Stefan et Pierre. Les principales conclusions : l'électrification de flottes n'est pas un projet de wallbox, mais un projet système comprenant exploitation, raccordement au réseau, infrastructure de recharge et optimisation énergétique. Quelques chiffres restent en mémoire : les questions de raccordement au réseau peuvent prendre 12 à 18 mois. Dans un projet, il a même fallu 13 mois juste pour découvrir que la mauvaise demande avait été déposée. C'est pourquoi : impliquer le gestionnaire de réseau et le bailleur le plus tôt possible. Deuxième point : un transformateur ne devrait pas automatiquement être la première solution. De nombreux projets de dépôts fonctionnent avec de la basse tension si le load management est correctement planifié. Un transformateur
peut rapidement atteindre six chiffres en coûts. Troisième point : d'abord tester, puis déployer. Dans le projet HelloFresh, on a délibérément pratiqué avec une à deux positions de recharge pendant la nuit pour vérifier le logiciel, les commandes de recharge, les véhicules et les processus en exploitation, sans perturber les processus du dépôt. Et le plus grand levier se trouve dans l'électricité. Avec les tarifs dynamiques, le prix change toutes les 15 minutes. Pierre a donné comme exemple qu'avant l'optimisation, le prix était nettement plus élevé et peut se situer dans la fourchette cible de 0,55 €. Cela fait du smart charging un véritable levier TCO. La formule pratique :
vérifier le raccordement standard, impliquer tôt le bailleur et le gestionnaire de réseau, tester en petit, utiliser le load management et seulement ensuite déployer. Nous voulons poursuivre ce format avec Stefan et Pierre et inviter d'autres personnes à l'avenir. Si vous avez des sujets ou des souhaits d'invités, n'hésitez pas à nous écrire. À la prochaine fois.
Welcome to the Smart Charge by RiDERgy Podcast. This is Claudio Geyken, Founder and CEO of RiDERgy. This is your show to learn about all things energy management and smart charging innovation for electric vehicles and fleets.
Diese Folge ist etwas anders. Es ist keine klassische Interviewfolge, sondern eine Smart Charge Sonderrunde mit Stefan Poppe und Pierre Rudolf als Co-Hosts. Stefan bringt die Perspektive der Ladeinfrastruktur mit – vom Netzanschluss über Trafofragen bis zur Ladesäule und zur Umsetzung vor Ort. Pierre bringt die Flottenperspektive mit. Er hat mehrere Fuhrparks betreut, Digitalisierung vorangetrieben und die Elektrifizierung der letzten Meile bei HelloFresh begleitet. Und ich bringe die Perspektive von Energiemanagement und intelligentem Laden ein. Kennengelernt haben wir uns im gemeinsamen HelloFresh-Projekt. Dort mussten Fahrzeuge, Ladeinfrastruktur und Energieoptimierung im
echten Betrieb zusammenkommen. Genau darum geht es in dieser Folge. Was passiert wirklich, wenn man Depots elektrifiziert? Wie vermeidet man überdimensionierte Infrastruktur? Wann braucht man tatsächlich einen Trafo? Wie können dynamische Stromtarife Kosten senken? Und warum funktioniert Smart Charging nur dann, wenn Flotte, Hardware und Software sauber zusammenspielen? Diese Folge ist auch der Start eines Formats, das wir fortsetzen wollen: regelmäßige Gespräche aus unseren unterschiedlichen Blickwinkeln, manchmal nur zu dritt, manchmal mit zusätzlichen Gästen aus Flotte, Ladeinfrastruktur, Energie, Netz und Software. Heute also weniger klassisches Interview, mehr ehrliche Praxisrunde. Was
haben wir gelernt? Was würden wir anders machen? Und was sollte jede Flotte wissen, bevor sie ein Elektrifizierungsprojekt startet? Los geht's.
Ja, hallo zusammen. Wie geht's euch heute? Hallo, Claudio. Danke. Wie geht's dir? Ja, prima. Schön, dass ihr dabei seid. Heute wollen wir damit anfangen, dass wir uns nochmal vorstellen, da es ja auch unsere erste gemeinsame Folge ist. Stefan, wenn du gerne anfangen willst – du bist mir hier im Bildschirm am nächsten. Ja, dann nehme ich den Ball gerne auf. Ich bin Stefan. Ich bin seit dreieinhalb Jahren im Thema Ladeinfrastruktur unterwegs, in erster Linie aus
dem Hardwarebereich, wenn man so sagen will – vom Netzausbau bis zur Ladesäule selbst. Ich bin von Haus aus Elektrotechniker, habe das von der Pike auf gelernt und kann also auch mit Strom umgehen. Das ist mein Background zu diesem Thema. Willst du weitermachen? Ja, ich bin der Pierre. Ich bin jemand, der direkt aus der Flotte kommt. Ich habe die letzten Jahre als Fuhrparkmanager und Flottenleiter mehrere Flotten betreut, habe Digitalisierung vorangebracht und
auch vor etwa zehn Jahren angefangen, Flotten zu elektrifizieren. Ich bin sozusagen derjenige, der aus der Praxis zu euch spricht. Super. Und dann schließe ich die Runde. Ich bin Claudio, hier in Berlin, bin auch hier aufgewachsen. Wie der Name schon sagt: halb Deutscher, halb Italiener, ein bisschen multikulturell, auch in Frankreich geboren. Ich habe mich früh für die Energiewende begeistert – seit 2004 – und habe Energieingenieurwesen studiert und in verschiedenen Rollen innerhalb der Wertschöpfungskette gearbeitet, sowohl im Maschinen- und
Anlagenbau für Solarzellen als auch bei der Installation von Solarsystemen mit Batteriespeichern, und habe dann insbesondere Unternehmer dabei unterstützt, ihr Unternehmen aufzubauen. Jetzt bin ich mit RiDERgy mit meinem eigenen Unternehmen unterwegs. Als Hinweis für die Zuhörenden: wie wir uns kennengelernt haben – vielleicht, Pierre, weil du im Mittelpunkt des Projekts standst, willst du darauf eingehen? Wir haben uns im Zuge eines Projekts kennengelernt, welches ich zuletzt bei HelloFresh betreut habe. Das war mein ehemaliger Arbeitgeber. Da ging es darum, die Last Mile – die letzte Meile – zu elektrifizieren. Da
ging es darum, Fahrzeuge, die zum Kunden fahren und das Produkt von HelloFresh liefern, gemeinsam mit der Ladeinfrastruktur zu elektrifizieren. In diesem Zuge ging es ganz klassisch voran: wir haben Ausschreibungen betrieben und brauchten jemanden für die Hardware, für die Ladeinfrastruktur. Und da sind wir letztendlich bei der Firma ChargeOne gelandet. Stefan war dort mein Ansprechpartner. So haben wir uns kennengelernt. Wir haben geschaut, was wir
für das Projekt brauchen. Wann war das, Stefan? Vor drei Jahren – fast. Es sind mittlerweile fast zwei Jahre her, tatsächlich. Genau, wo die ersten Anfänge waren, wo das alles anfing. Ich wurde auch explizit für das Projekt damals eingestellt. So haben wir uns kennengelernt, Stefan. Daran kann ich mich noch gut erinnern. Und wie es dann so läuft – es geht eben nicht nur um die Installation einer Wallbox, sondern darum, das ganze
Energiesystem ans Depot anzubinden und im besten Fall intelligent zu laden. Hier kamst du ins Spiel, Claudio. Hier haben wir uns dann kennengelernt. Wir haben überlegt: Was machen wir mit dem Strom? Wie können wir den Strom per Lastmanagement am cleversten steuern? Und hier habe ich RiDERgy entdeckt und habe direkt Kontakt mit Claudio aufgenommen. Wir haben dann angefangen zu schauen, wie wir den Strom bestmöglich optimieren können – wie genau wir das gemacht haben, das werden wir sicherlich noch im Laufe des
Podcasts erzählen, aber nur erst mal so viel dazu, wie wir uns hier kennengelernt haben. Ja, cool. Willst du noch ergänzen, Stefan, aus deiner Perspektive vielleicht? Dann kann ich auch nochmal. Gerne. Also aus meiner Perspektive: Ich hatte Pierre ja kennengelernt. Da waren wir in dem Projekt schon involviert. Da ist Pierre dann dazugestoßen. Ich muss ganz ehrlich sagen, Pierre hat es irgendwie nochmal auf ganz andere Füße gestellt. Der hat das viel besser nach vorne getrieben, als es vorher so war. Vielleicht auch genau dessen geschuldet,
weil er dafür auch speziell eingestellt worden ist. Vorher lief das ganze Thema im Haus so ein bisschen mit, aber damit hat es erstmal einen ganz anderen Drive bekommen. Da bin ich ehrlich. Ja, wir hatten halt vorher – vielleicht noch kurz ergänzend – jemanden da am Start, der halt noch nie was mit E-Ladesäulen zu tun gehabt hatte. Das war der Punkt. Und wo ich dann dazustieß, aus der Praxis schon heraus, ging es
wirklich erst mal darum zu gucken: Was ist denn bisher überhaupt entstanden? Stefan und ich mussten relativ schnell erst mal Dinge anpassen, Genehmigungen erneut einholen oder auch Bauphasen noch mal anpassen, die schon angefangen hatten, und solche Geschichten. Also unser Start bestand erst mal darin, eine Bestandsaufnahme durchzuführen, aber auch direkte Anpassungen vorzunehmen, bevor wir überhaupt erst mal in die Planung kommen konnten, wie es weitergeht. Das war ganz spannend am Anfang. Ich erinnere mich gut, Stefan. Ja, da gibt es ganz schön viele Komplexitäten, auf die wir wahrscheinlich
noch mal gleich eingehen werden. Und vielleicht aus meiner Brille noch mal auch: Also für uns als Firma ist es sehr wichtig, dass wir die richtigen Anwendungsfälle finden, auch bei der intelligenten Ladesteuerung von Elektroflotten. Da gibt es ja verschiedene Arten von Flotten, und HelloFresh hat perfekt eigentlich auch für uns gepasst als Art von Flotte, weil es darum ging – also für diejenigen, die HelloFresh ja nicht kennen – die Pakete mit den schönen, leckeren Mahlzeiten an die Kunden zu liefern nach Hause, und das aus
Depots. Das heißt, es ist noch relativ planbar, dass die Abläufe, die wir dann für unsere Optimierung auch sehr gut verstehen müssen, im Vergleich zu anderen Arten von Flotten. Und da hat's auch gut gepasst, dass ich mit Pierre jemanden gefunden habe, der als Flottenmanager wirklich für das Thema auch sofort gebrannt hat und die Chance wahrgenommen hat. Und dann lief das. Zwar war das nicht so einfach am Anfang, da die nötigen Depot-Schnittstellen herzustellen. Das hat ein bisschen Vorlauf gebraucht, aber
dann haben wir es auch geschafft, nach einigen Monaten die Ladeinfrastruktur anzubinden und dann die Ladesteuerung anzufangen. Genau – das hast du jetzt sehr schnell alles zusammengefasst. Da ging natürlich viel Planung vorweg. Wir haben Piloten auch gestartet, um erst mal zu schauen, wie es funktioniert. Also, wir hatten dann die ersten Ladepunkte in München – ich erinnere mich – verbunden. Und dann ging es darum zu schauen, wie das denn auch in der Praxis wirklich funktioniert mit der Optimierung. Und da war das
auch gut – dein Vorschlag, Claudio: Dann lass uns erst mal 12 Ladepositionen zum Testen über Nacht testen. Und so konnten wir dann mal schauen, wie sich das in der Software und wie sich das in der Praxis überhaupt darstellt, mit den Kollegen vor Ort, weil die genauso wichtig sind. Hier war immer für uns wichtig: Die Fahrzeuge müssen geladen sein, der operative Betrieb darf nicht gestört werden, so wenig wie möglich. Bestenfalls diese Thematiken ineinandergreifen zu lassen – das war halt das Schwierige,
denn die Pakete mussten zum Kunden. Und wir hatten neue Fahrzeuge – da können wir gleich auch nochmal darauf eingehen – neue Fahrzeuge, die wir so noch nicht im Einsatz vorher hatten. Wir haben mit den Dienstleistern zu tun gehabt. Von daher ist es von der Planung her schon ein Thema gewesen, dieses neue Setup in einen voll funktionierenden operativen Bereich einzugliedern. Also wir hatten wenig Zeit, parallel zu arbeiten, sondern wir haben es direkt umgesetzt mit Fahrzeugen, die neu waren.
Dienstleister mussten den Umgang mit den E-Fahrzeugen lernen. HelloFresh hatte neue eigene Fahrzeuge, die in die Flotte integriert werden mussten. Und all das in die Operative zu bringen war für mich anfangs die größte Herausforderung. Was aber umso besser funktioniert hat, da unsere Abstimmung, die wir drei geführt haben, in meinen Augen einwandfrei lief. Und das ist absolute Voraussetzung für so ein Projekt, dass man die Dinge schon skaliert in der Theorie einmal durchspielt, aber unbedingt dann auch in einem Piloten
idealerweise erst einmal durchspielt, um den operativen Bereich nicht zu stören. Ja, total. Also ich habe es natürlich zusammengefasst. Es gab sehr, sehr viele Zwischenschritte und sehr, sehr viele auch Personen, die noch involviert waren. Grüße und Dank geht raus auch an mein Key-Misch, aber auch an Plath da in München von HelloFresh und Simon natürlich auch von Charge One, aber auch Lichtblick. Wir hatten hier Unterstützung auch – das sind ja alles Kollegen gewesen, die uns hier
wirklich super unterstützt haben. Genau, wie du schon sagst, wollte ich nicht unterbrechen. Also dieses Projekt war auf jeden Fall nicht trivial, da die ganzen Tests und der Vorlauf. Nur so ein Beispiel zu nennen: Wir mussten teilweise Ladebefehle schicken mit einer gewissen Frequenz, um gewisse Zuverlässigkeiten und verschiedene Fahrzeugarten, verschiedene Ladesäulen ausgiebig zu testen, um eben diese Zuverlässigkeit auch zu garantieren, dass die Fahrzeuge am nächsten Tag auch genügend Reichweite haben, weil die Reichweiten
bei diesen Vans teilweise beschränkt sind, insbesondere im Winter, und da die Touren teilweise auch sehr lang sind, es sehr wichtig ist, dass man das gut managt. Genau so ist es. Und ein Punkt vielleicht auch noch: Ich meine, wir wussten ja da noch nicht, ob die Charge One Ladepunkte mit deinem System funktionieren. Wir sind ja jetzt, wenn wir zusammenarbeiten würden im nächsten Projekt, da wüsste man dann schon früh eher, worauf man achtet. Aber ich sage mal,
wir wussten zu der Zeit noch nicht, welche Systeme miteinander funktionieren. Das war ja auch ein großes Thema. Stefan, kannst du gleich auch mal was dazu sagen, wie das so lief in den Anfängen, und das dann auch noch mal zu kombinieren mit der Telematik der Fahrzeuge? Das war schon spannend. Gerade unsere Kollegen vor Ort waren natürlich unmittelbar wichtig, dort mit einzubinden. Wir konnten ja nicht überall gleichzeitig sein. Das heißt, wir waren an unseren Standorten und haben auch viel aus der Ferne
geregelt. Deine Kollegen, Claudio, haben da einen engen Austausch geführt mit unseren Lastmanagement-Spezialisten, die halt vor Ort waren. Und das alles war die Herausforderung, die wir da zu absolvieren hatten. Stefan, ich weiß noch, wo wir gerade in den Anfängen waren, wo es überhaupt erst mal darum ging, Netzleistung und Ladeanschluss überhaupt erst mal zu installieren, bevor überhaupt irgendwas funktioniert hat, und wir teilweise auch schon die E-Fahrzeuge am Start hatten. Also das ist sehr, sehr spannend, weil die Autos schon da
waren. Dann gab es fünf Ladepunkte für 20 Autos, dann gab es irgendwie 100 Ampere, mit denen alle 20 Autos geladen werden sollten und mussten. Es musste aber auch sichergestellt werden, dass morgens um sechs alle wieder vollgeladen sind. Da gab es dich, Claudio, noch gar nicht in dem Projekt. Und das hat eben im Laufe des Projekts gezeigt, dass wir so jemanden wie dich brauchen in diesem Projekt, der das Ganze entsprechend auf die richtigen Füße stellt – softwareseitig. Man kann viel tun, also die Boxen
zu bauen, ist eine Standardhandwerkerleistung, sage ich jetzt mal, den Netzanschluss herstellen ist eine Elektrikerarbeit. Das sind alles Dinge, die man schon zu Hauf gemacht hat, auch wenn es beim Thema Ladeinfrastruktur immer noch irgendwie etwas neu wirkt. Aber letztendlich geht es darum, einen Industriebetrieb unter Strom zu setzen, was man eigentlich schon immer kann. Spannend ist es dann, die Leistung, die da ist, entsprechend so zu nutzen, dass es nicht dazu führt, dass das Kühlhaus ausfällt oder im Büro das Licht flackert, sondern eben an der richtigen Stelle auch
runtergebremst wird und dann zur richtigen Zeit auch noch ins Auto gepumpt wird. Das sind so Themen, die wir in diesem Projekt gelernt haben. Du hattest angesprochen, Pierre, wie wir angefangen haben: Es war Strom ins Auto, und um mehr ging es eigentlich nicht. Aber wir haben relativ schnell gemerkt, dass das so ohne Weiteres nicht geht. Dynamische Lastmanagementsysteme gibt es auch, die können das – das ist nichts Triviales. Aber hier ging es ja um wesentlich mehr, um eben auch irgendwann einen Effekt zu erzielen,
was es eben auch bedeutet, den Strom intelligent zu nutzen am ganzen Standort. Und da hat diese Dreierkonstellation halt unheimlich viel bewirkt. Wir beide, Claudio, haben natürlich auch unheimlich davon profitiert. Das ist zumindest meine Sicht davon, dass auf der Seite von HelloFresh mit Pierre jemand da war, der das ganze Thema auch voranbringen wollte. So jemanden braucht es in so einem Projekt – nicht jemanden, der sagt, hier läuft nicht und ich will es nicht, sondern jemanden, der sich aktiv am Projekt beteiligt. Das ist ganz, ganz wichtig. Total.
Das ist Gold wert, und tatsächlich auch sehr rar noch in meiner Fuhrparkleitererfahrung. Und dann nochmal, weil das ja auch ein spannendes Thema ist, was vielleicht viele Fuhrparkleiter, die vielleicht dann auch zuhören, nicht so ganz auf dem Schirm haben – nochmal, um sie abzuholen: Eine große Herausforderung ist eben, genügend Kapazität überhaupt zu haben, um die Fahrzeuge zu laden, wegen der Kabel und der Netzanschlussleistung mit dem Netzbetreiber. Das ist das eine. Und
das Zweite ist auch, dass man mit der Zeit mit dynamischen Strompreisen beispielsweise oder bei den Netzgebühren Geld sparen kann, wenn man die Ladevorgänge intelligenter steuert. Das sind die zwei großen Themenblöcke. Und vielleicht können wir nochmal, weil das Thema Netzbetreiber vielleicht bei den Fuhrparkleitern insbesondere, oder aber auch bei anderen Marktakteuren, die vielleicht nicht so viel mit Netzbetreibern zu tun hatten – wie insbesondere ihr zwei – eure Erfahrungen da teilen, wie das so ist und was ihr so an Tipps hättet.
Auch auf Basis dieser Erfahrung für Leute, die ihren Fuhrpark elektrifizieren wollen oder Fuhrparks helfen zu elektrifizieren. Ich würde mal sagen, wie das so ablief. Also, Stefan, wir hatten – irgendwann waren wir so drin. Man muss es sich jetzt mal wirklich aus der Praxis heraus vorstellen. Wir haben 6, 7 Standorte, die wollen wir elektrifizieren. Wir haben dort pro Standort 15 bis 20 Fahrzeuge. Im Vorfeld wurde geklärt: Wie viel Reichweite brauchen wir? Wie viele Ladepunkte brauchen wir für wie viele
Fahrzeuge? Das ist natürlich alles in Form eines Skalierungsprozesses, der im Vorfeld stattgefunden hat. Und dann geht es darum: Wir brauchen jetzt hier 20 Ladepunkte. Wir haben 20 Fahrzeuge. Wir möchten pro Ladepunkt ein Fahrzeug laden. Wir haben feste Standzeiten. Wir können also in etwa einschätzen, wie viele Fahrzeuge wann genau wie laden können. Und dann geht es darum herauszufinden: Wie viel Netzanschlussleistung haben wir denn überhaupt an dem Standort? Und dann war es halt tatsächlich so, dass ich mich mit Stefan vor Ort getroffen habe, an
unseren Depots, wo HelloFresh Mieter ist, um dann mit den jeweiligen Mietobjektleitern – mit den Vermietern, Entschuldigung, mit den Vermietern – da zu gucken: Wie sieht es aus? Wie viel Strom habt ihr? Könnt ihr euch das überhaupt vorstellen, mit uns dieses Projekt zu gehen? Wir wollen unsere Flotte elektrifizieren. Wir werden unsere Flotte elektrifizieren. Wir würden es aber gern sozusagen hier auch im
Zusammenspiel durchführen. Und hier ist es auch genauso wichtig, gleich den Vermieter mit ins Boot zu nehmen. Das war mir sehr wichtig, von Anfang an zu sagen: Das ist nicht unsere eigene Immobilie. Wir sind Mieter, aber wir sind schon lange Mieter. Wir möchten auch noch lange Mieter bleiben. Lasst uns hier als Team zusammen schauen, welche Möglichkeiten wir haben. Und das war erst mal eine Bestandsaufnahme. Wir haben dann geschaut, so und so viel Strom liegt an. Brauchen wir hier noch einen Trafo? Im
Worst Case brauchen wir noch einen weiteren. Wie viel Netzanschlussleistung haben wir vorliegen? Und dann sind wir ganz klassisch erst mal mit dem Vermieter durch seine Anlage gelaufen und haben geschaut – Stefan im Schlepptau mit seinem ganzen technischen Know-how, was halt auch super wichtig war, dass er natürlich auch von der Technik Ahnung hatte und ich eben nicht nur einen Theoretiker, einen Salesman, am Start hatte, sondern jemanden, der beides konnte. Ideal, also
wir in den Netzanschlussräumen, sämtliche Räume, Kellerräume – Stefan, weißt du noch, wo wir überall drin waren? 6, 7 Standorte, alles sah irgendwo anders aus. Wir haben erst mal mit der Aufnahme begonnen. Stefan hat Fotos gemacht. Wir haben gemessen, wir haben gefragt. Wir sind da wirklich ganz klassisch mit dem Stift durchgelaufen und haben alles Mögliche an Informationen eingeholt. Und dann ging es hinterher in die Auswertung. Wir reden von den Vermietern, vor allem
von Vermietern, nicht von den Netzbetreibern, im ersten Schritt. Nein, nein, wir reden immer noch – ich würde es gerade mal von Beginn an skalieren – immer noch von den Vermietern. Was dazu erst mal nötig ist: Wir müssen, bevor wir an den Netzbetreiber gehen, erst mal schauen, was überhaupt an Strom für so ein Projekt anliegt. Das ist das, was immer zuerst getan werden sollte, damit man weiß, wie viel Leistung man überhaupt erst mal für das Projekt braucht. Und das haben wir damit gemacht. Und
dann ging es los, dann ging es in die Planung. Dann haben wir uns das Okay des Vermieters eingeholt. Es bringt nichts, wenn man das als Firma eigenständig durchdrücken will. Man braucht definitiv die Genehmigung – sowas sollte sich auch immer schriftlich eingeholt werden. Der Mietvertrag läuft so und so viele Jahre, um da gemeinsam an dem Projekt zu arbeiten. In den allermeisten Fällen kann man sagen, sind die Vermieter sehr positiv gewesen auf das Projekt und haben auch durchaus gesagt: Mensch,
toll, was ihr hier macht. Es ist an der Zeit, dass man das tut. Ihr seid sehr gute Mieter. Wir beteiligen uns teilweise auch an den Kosten. Und so ging es dann in die Planung. Stefan ist dann voll in seinem Element gewesen, sozusagen als der Chef-Koordinator. Stefan, erzähl mal, was dann als Nächstes passiert ist. Na ja, Auswertung der Daten. Also erst mal schauen: Wie viel habe ich? Wie viel kann ich? Wie viel geht eigentlich mit? Er
hat es ja eben schon mal gesagt: Dynamische Lastmanagementsysteme können da schon vieles bewirken, aber eben auch nicht alles sicherstellen. Wir hatten am Anfang auch Ausfälle, Netzausfälle. Ich kann mich noch an einen Fall erinnern, da ist dann nachts irgendwann die Hauptsicherung geflogen. Da mussten wir alle Hebel in Bewegung setzen – weil wir ja nun auch beide nicht direkt in München sitzen, mussten wir jemanden finden, der da rausfährt und diese Sicherung tauscht,
damit man den Betrieb, wie eingangs gesagt, eben nicht zu sehr einschränkt. Denn nichts ist schlimmer, als bei den Nutzern der Elektromobilität eine Frustration zu erzeugen und genau den Gegeneffekt zu bewirken, nach dem Motto: Funktioniert eh alles nicht. Das hatten wir ja vorher schon – man hatte ja sowieso vorher schon immer gesagt, das geht alles nicht. Wir mussten da ja schon in Vorleistung gehen. Ja, genau. Du musst eben dafür sorgen, dass sich alle wohlfühlen.
Irgendwie. Und dann findet das Thema auch Anklang. Und dann findet man das auch alles gut. Nur sobald dann am Anfang gleich solche Probleme auftauchen, das war schwierig. Also gerade bei Netzbetreibern: sobald das Thema Netzbetreiber ins Spiel kam, den Ball haben wir dann natürlich angenommen. Ich bin mittlerweile bei der Firma WL auch so ein 360-Grad-Anbieter. Das heißt, man macht dann irgendwie alles. Man kümmert sich darum, dass es von Anfang bis zum Ende aufgebaut wird und betrieben wird, also Anfang: Netzbetreiber
erst mal ins Boot holen. Die Netzanschlussbegehren, die man da erstmal in Form eines Antrags lostritt – das kann schnell mal 12 bis 18 Monate dauern, bis man da irgendwie annähernd zu einer Entscheidung kommt. Und deswegen war das auch der Grund, weswegen wir am Anfang an jedem Standort erst mal mit der Leistung, die vor Ort war, klarkommen mussten. Alles andere haben wir im zweiten Schritt dann gemacht und gesagt: Alles klar, wir haben die und die Leistung, das kriegen wir
so und so erst mal geregelt. Und parallel dazu betreiben wir jetzt den Netzausbau, der auch wieder Kosten verursacht. Auch das darf man nicht ganz außer Acht lassen – diese Baukostenzuschuss-Geschichten. Ich kann mich an den Fall in München erinnern: da war das immens, weil die nächste Trafostation einfach weit weg war. Da kann man auch nicht sagen, das kostet immer Summe x, sondern das ist wirklich standortabhängig. Und das sind so die ersten kleinen Problemchen, auf die man sofort stößt, wenn man einfach nur die Aufnahme der Daten
macht und die erste Analyse ansteht. Da geht es los, so ist es.
Und vielleicht noch mal einen kleinen Schritt vorweg. Wir haben das ja auch vorher durchkalkuliert. Stefan, du erinnerst dich. Ich musste eine Budgetplanung machen, ganz normal für das Jahr 2024 oder für das Jahr 2025. Genau. Und wir haben bestmöglich probiert, Dinge auch schon vorweg zu sehen. Und ich kann mich erinnern, dass du schon gesagt hast: es kann sein, dass wir eine Trafostation in 5 Metern haben, aber auch in 150 Metern. Und wir haben schon probiert, bestmöglich solche
Themen sozusagen ins Gesamtbudget mit zu inkludieren, was uns eigentlich auch ganz gut gelungen ist, muss man sagen. Es gab ein Budget, das relativ transparent von mir auch dargestellt wurde, wo man dann aber gucken musste – klar, das ist ja genauso wichtig – die Wirtschaftlichkeit in solchen Projekten bestmöglich einzuhalten und nicht immer wieder irgendwo nachzuschärfen. Von daher war das auch ein wichtiger Punkt, den man auch während der Bauphase – also nicht nur vorher in der Planung, sondern auch währenddessen – immer im Auge behalten sollte.
Wirtschaftlichkeit und Kosten, bevor es dann wirklich losgeht in die Bauphase. Und was ist euer Ansatz und eure Empfehlung meistens, Stefan? Ein Fuhrparkleiter weiß wahrscheinlich nicht, warum jetzt ein Trafohäuschen so relevant ist. Vielleicht kannst du das noch mal abholen, inwiefern das jetzt wichtig ist. Und wie habt ihr das dimensioniert? Bei jedem Depot habt ihr quasi die Maximalleistung eines jeden Ladepunkts und dann die Summe der Ladesäulen genommen und daraus die Netzanschlussleistung dimensioniert, oder wie habt ihr
das dann gehandhabt? Was war eure Logik und die Empfehlung, die du dann für andere Fuhrparkleiter hättest? Also man bildet ja immer so einen Mittelwert, würde ich mal sagen. Wenn man jetzt 20 Ladepunkte mit 11 kW hat, kann man nicht sagen, dass das die Leistung ist, die man braucht. Man rechnet sofort mit Gleichzeitigkeitsfaktoren. Da hängt es davon ab, wie viel Standzeit diese Geräte haben. Bei HelloFresh war das natürlich ein dankbarer Fuhrpark, weil man genau wusste, welche Zeit die Autos haben,
um wieder vollzuladen. Das heißt, man kann mit relativ geringer Leistung, die man letztendlich wirklich braucht, an den Standort gehen. Das hängt natürlich davon ab: plant man nur AC-Ladepunkte oder redet man sofort über 100- bis 150-kW-Stationen? Das ist natürlich etwas völlig anderes. Aber so sind wir im Prinzip rangegangen. Wir haben uns angeguckt: es sind 20 Fahrzeuge, mit einem gewissen Gleichzeitigkeitsfaktor kommt man auf eine relativ geringe Leistung, die man braucht. Wir haben am Anfang sehr, sehr viel Puffer eingerechnet, bin ich ehrlich. Also in den ersten Standorten
haben wir sehr, sehr hochdimensioniert, weil wir einen Ausfall auch vermeiden wollten. Im Laufe des Projektes kommt man dann relativ schnell darauf, dass man mit wesentlich weniger Leistung das in der gleichen Zeit hinbekommt. Und gerade in dem Moment, Claudio, wie ihr angefangen habt, das Ganze zu regeln und zu managen, ist man nochmal einen Schritt weitergekommen und hat festgestellt, dass es mit wesentlich weniger Leistung sogar noch klappt. In den meisten Fällen kann man eigene Trafostationen noch vermeiden. Es gab ein Projekt, bevor wir gestartet
sind – das ist in Hamburg durchgeführt worden. Da gab es eine Trafostation, man hat DC-Stationen sofort implementiert. Uns war relativ schnell klar, dass wir die gar nicht zwingend brauchen, nicht für den Anwendungsfall, dass die Depotfahrzeuge morgens alle wieder geladen werden sollen. Man kommt mit wesentlich weniger Leistung klar, als man eigentlich annimmt, eben aufgrund dieser Gleichzeitigkeitsfaktoren. Das darf man nicht außer Acht lassen, man darf sich nicht davon abschrecken lassen: 20 mal 11 kW ist nicht die Leistung, die man am Standort braucht. Die meisten Fuhrparkleiter – das ist
Auch immer das, was wir immer wieder sagen: Man muss mit Managementsystemen arbeiten, die vom Netzbetreiber sowieso schon vorgegeben sind, bei der Größenordnung, die man dann braucht. Und dann kommt man relativ schnell dahin – Niederspannungsanschluss oder vielleicht einen Mittelspannungsanschluss – das wird dann auch relativ schnell klar. Da braucht man wenig Netzausbau, aber ohne kommt man auch nicht klar. Das muss man auch ganz klar dazu sagen. Und da wir ja hier auch dafür da sind, unsere Erfahrung und unser Wissen mit anderen zu teilen, und ich mir relativ sicher bin, dass
jetzt der Durchschnittsfuhrparkleiter wahrscheinlich nicht so richtig weiß, was der Unterschied ist zwischen Niederspannung und Mittelspannung. Vielleicht können wir das – und auch Trafo, wie genau die Beziehungen so sind – das hört man immer, man braucht es. Aber vielleicht ist es auch ein guter Moment, das mal kurz zu erklären. Da haben wir mit dir ja auch Stefan als Elektrotechniker,
jemand da, der sich so gut auskennt und der das erklären kann. Also ich erkläre mal den Niederspannungs-Mittelspannungsteil. Dann kannst du den anderen Teil nochmal erklären. Also: Das Stromnetz ist ja, wenn man so will, im Vergleich mit einer Autobahn – in den Straßen gibt's auch die Autobahn für ganz schnelle Geschwindigkeiten. Das ist die Überspannung oder Höchstspannung. Dann gibt's die Hochspannung, dann gibt's die Mittelspannung und dann gibt's die Niederspannung. Die Niederspannung ist die,
die an den Haushalten oder an den Gewerben mit wenig Leistung da ist. Wo ist dann die Crux? Wenn man dann in die Mittelspannung geht, braucht man meistens einen Trafo. Das wäre meine vereinfachte Erklärung für diesen Teil. Vielleicht kannst du noch mal sagen, für den Fuhrpark jetzt direkt – wie bei HelloFresh – ab wann braucht man denn einen Trafo? Und wie geht dir das an? Oder was wäre deine Empfehlung? Ja, also es kommt natürlich erstmal darauf an, was
man am Standort braucht. Wir sind an den meisten Standorten mit Niederspannung klargekommen. Der Unterschied zwischen Mittelspannung und Niederspannung ist einfach die Leistung, die ich aus dem Netz abrufe. Bis zu einer gewissen Grenze kann ich einfach nur aus dem Niederspannungsnetz ziehen, und danach brauche ich die nächste Spannungsebene. Deswegen ist das Netz in Deutschland so aufgebaut, dass es verschiedene Spannungsebenen gibt. Und ich kann in einer höheren Spannungsebene mehr Leistung abfordern. Bei den meisten Projekten kommt man mit einem Niederspannungsanschluss tatsächlich klar.
Man braucht in den seltensten Fällen Mittelspannung, aber wenn man Mittelspannung braucht, braucht es eine Trafostation, die nämlich aus der Mittelspannung eine Niederspannung macht. Bei Niederspannung redet man von 400 V; in der Mittelspannung ist das eine andere Spannungsebene, was der Name schon sagt. Deswegen muss ich es transformieren. Zurück in die Kindheit gedacht: Modelleisenbahn. Da ging auch alles nicht mit 230 V, sondern man musste einen 12-V-Trafo haben. Und aufgrund des Reglers – je weiter man ihn aufgedreht hat, umso mehr Spannung ist in die Bahn geflossen, umso schneller
ist sie halt gefahren. Also so kann man sich das vielleicht ein bisschen bildlich vorstellen, wenn man mit Strom nicht viel zu tun hat. Cool. Bei mir ist sie immer aus den Gleisen gefallen, besonders bei den
Weichen – da durfte man den Regler nicht so weit aufdrehen. Ach, hier kommen die Erinnerungen hoch. Aber sag mal, in Hamburg waren wir im Mittelspannungsbereich unterwegs. Genau, weil da ein Trafo gesetzt werden musste. Das macht so ein Projekt auch unheimlich teuer, weil man bei so einem Trafo ganz schnell in einem sechsstelligen Bereich ist. Aber auch da kann man keine eindeutige Aussage treffen, weil jeder Netzbetreiber da noch mal wieder anders ist. Der eine sagt, der Trafo gehört zu
meinem Netz. Der nächste Netzbetreiber sagt, der Trafo ist bitte auf Kundenseite zu stellen. Und da geht es dann schon los mit den ersten Diskussionen: Wer muss diese Kosten eigentlich tragen? Und bis zu welchem Grad kannst du das eigentlich? Genau. Und das ist halt auch genau der Punkt, wie du ja schon angerissen hast, Stefan: Welches Setup passt zu welchem Betrieb? Und Hamburg – da sollte unbedingt ein DC-Lader installiert werden, weil man schnell laden wollte, aber
hinterher hat sich rausgestellt, dass man den nicht unbedingt hätte da haben müssen. Und auch mal die Kosten zu verstehen: Wir haben hinterher – lass mich kurz überlegen – die Kosten für DC plus Ausbau, da hätten wir, glaube ich, drei Standorte im AC-Bereich ausbauen können. Um das gleichzustellen: Pro Ladepunkt liegt man im AC-Bereich irgendwo zwischen 4.000 und 5.000 € mit allem Drum und Dran, und im DC-Ladebereich bist du halt mindestens dreimal so teuer.
Deswegen ist es wichtig herauszufinden, welches Setup ich im Unternehmen überhaupt brauche. Schnell laden wollen irgendwo alle. Aber wenn ich Zeiten habe und nicht im Schichtsystem arbeite, dann reicht absolut ein AC 11 oder 22 kW Anschluss. Der wird hochskaliert, und damit komme ich aus und kann natürlich auch enorme Kosten sparen – erstmal bei der Installation und Implementierung und, Claudio, hinten raus natürlich dann auch noch mit der Optimierung. Ja, ich kann mich an eine kleine Anekdote noch ganz kurz erinnern, wie es
die Budgetplanung irgendwie bei euch ging. Da kamst du auf mich zu und hast gesagt: "Wie ist das so günstig?" Solche Diskussionen haben wir dann intern bei euch auch führen müssen. Ja. Warum das jetzt so günstig ist, im Gegensatz zu dem Standort Hamburg, den man als erstes gebaut hat. Richtig, richtig. Und da hatte ich ja von meinem Vorgesetzten auch noch: "Das kann nicht sein. Du hast dich verrechnet." Ja. Und da haben wir das so hoch kalkuliert. Und wir haben – das muss man ja auch sagen –
wir haben ein Rahmenabkommen mit Prozenten. Das gehört ja auch alles zum wirtschaftlichen Prozess dazu, dass man entsprechend ein Rahmenabkommen abschließt. Aber wir waren da weit unter dem, was wir vorher an einem Standort an Kosten kalkuliert hatten. Und das war dann schon spannend, das mal so zu sehen. Und wo du mir noch gesagt hast: "Ja, ich kann ja nicht – soll ich dir jetzt die Kosten künstlich nach oben pushen?" Wo ich dann sage: "Nein, das machen wir nicht."
Wir halten uns einen Puffer. Aber wir machen das so. Und ich habe mich ja auch intern bei mir im Unternehmen mehr oder weniger durchsetzen müssen und sagen: "Vertraut uns hier. Wir sind hier auf einem richtigen Weg. Wir haben hier Verträge, die sind niedergeschrieben." Und so ein Vertrag – daran hält man sich. Die sind unterzeichnet. Und wir legen jetzt einfach mal los. Mit einem gewissen Puffer kommen wir vielleicht auch noch
hin. Es passieren natürlich immer Dinge, die du nicht 100 % vorhersehen kannst. Aber im Großen und Ganzen kann man jetzt rückwirkend sagen, waren wir voll im Budget. Ja. Und was waren da so Themen bei den Netzbetreibern? Vielleicht könnt ihr da nochmal ein paar Anekdoten auch in die gleiche Richtung erzählen – wo ihr was gelernt habt, was lustig war, oder wo ihr sagen würdet: "Nicht nochmal, bitte" – oder wie ihr es anders machen
würdet. Netzbetreiber – ganz kurz: Das ist ja auch so ein Thema. Man muss sich das vorstellen: Es gibt ja Vollmachten. Das heißt, es gibt das ausführende Unternehmen, welches das Projekt umsetzt für das beauftragende Unternehmen – HelloFresh in dem Fall. Und dann werden Vollmachten erteilt. Und dann kann die Firma loslegen und quasi im Auftrag anfangen, Angebote einzuholen, sich mit den Baufirmen abstimmen, und beginnt dann die Bauphase. Und da fing es ja schon an. Das heißt,
trotz Bevollmächtigung war es halt so, dass gleich in den Anfängen es schon daran scheiterte, dass es gar keine Rückmeldungen gab. Das heißt, unser von uns beauftragter Dienstleister hat erst mal weder ein Angebot erhalten noch überhaupt Rückmeldungen bekommen. Nicht an allen Standorten. Wir haben irgendwie sechs, sieben Standorte gehabt – sieben unterschiedliche Netzbetreiber. Der eine arbeitete so, der andere so. Es war sehr, sehr unterschiedlich. Aber ich kann schon sagen, dass es bei den meisten schon daran scheiterte, überhaupt erst mal eine Rückmeldung
zu erhalten. Das heißt, auch hier war es dann so, dass am Ende der Endkunde – also ich in dem Fall, als derjenige, der beauftragt hat – mich ebenfalls einschalten musste, beim Netzbetreiber anrufen musste und direkt nachfragen musste, warum keine Rückmeldung an das beauftragte Unternehmen erfolgt und wann wir loslegen können. Wir hatten Zeitpläne intern. Und ich bin nicht der geduldigste Mensch. Und wenn man schon irgendwie einen Monat gewartet hat, erst mal für
ein Angebot, und immer noch keine Rückmeldung bekommt – und dann so behördenartig erst mal ewig in Warteschleifen hängt und dann wieder in Warteschleifen hängt – dann ist mir irgendwann auch der Geduldsfaden gerissen. Und dann kommst du irgendwann mal ran an den Hörer und hast eine freundliche Dame am Telefon. Und dann fängst du zu erzählen. Und da war dann oft der Vorteil: Die Marke HelloFresh ist sehr positiv belegt, sodass man dann erst mal sagt: "Ach,
HelloFresh! Was gibt's denn für Produkte? Wie – was kann man denn da so machen? Ja, ich bin auch HelloFresh-Kundin." Und dann ist man über diesen Weg erst mal da reingekommen und hat gesagt: "Ja, wir haben das und das Produkt. Toll, dass Sie Kundin sind." Und so ging es dann los, dass man sich auf der persönlichen Ebene schon gut unterhalten hat. Und dann hat man gesagt: "Aber wir – wir sind hier im Bundesland
XY. Wir stellen hier Arbeitsplätze. Wir haben ein großes Projekt vor. Wir wollen elektrifizieren. Es kann schlichtweg nicht sein, dass wir jetzt hier anderthalb, zwei Monate warten, um überhaupt erst mal ein Angebot über die geforderte Ladeleistung, die wir vorher errechnet haben, zu erhalten. Woran liegt das?" "Ja, wir sind auch im Umbau. Wir haben ein riesiges Hausaufgabenheft vor uns liegen. Wir schaffen nicht alles. Bitte sehen Sie uns das nach." Ich sage: "Na ja, aber
eine Rückmeldung wäre ja schon mal schön." Und so hat sich das halt ein paar Mal durchgezogen, dass sich der Endkunde dazuschalten musste, bis es überhaupt weiterging. Und dann, Stefan – wie ging es da mit euch weiter? Ja, wir haben ja als beauftragtes Unternehmen – da hilft einem die Vollmacht manchmal dann auch nicht weiter. Man kommuniziert mit den meisten, aber man kann ja nicht alle in einen Kampf scharen. Das ist auch so. Es gibt solche und solche Netzbetreiber. Das ist einfach so. Aber es gibt auch
Unzählig viele in Deutschland. Und deswegen – mit allen ist das nicht gleich. Aber es ist dann schon irgendwie manchmal witzig, weil wir haben eine Vollmacht. Wir sind beauftragt von dem Unternehmen. Und es wird dann immer auf Portale verwiesen, wo dann darüber kommuniziert wird. Aber in diesen Portalen steht für uns einsehbar dann nichts drin. Alles irgendwie in Bearbeitung, und wir können das nicht richtig nachvollziehen. Man muss aber auch so ein bisschen eine Lanze für die Netzbetreiber, glaube ich, brechen. Die haben ganz, ganz viel auf
dem Zettel, was alles irgendwie auf einmal passieren soll. Das ist auch nicht ganz einfach zu handhaben. Das Netz, die Infrastruktur ist nun mal nicht ganz gut. Und man muss irgendwie alles unter einen Hut bekommen. Aber trotzdem muss es möglich sein, schneller eine Rückmeldung zu geben. Zwei Anmerkungen dazu: Ich habe Projekte betreut, da hat man, ich glaube, 13 Monate gebraucht, um festzustellen, dass der falsche Antrag gestellt wurde vom Kunden. Dann habe ich aber auch Fälle gehabt, da haben wir an einem Donnerstagnachmittag die ganzen Dokumente
digital aufbereitet und hochgeladen in das System. Und am Freitagmittag hatten wir die Zusage für den Netzausbau. Also, es gibt wirklich alles Mögliche auf dem Markt. Meine Erfahrung dazu: nur die Daten möglichst gut digital aufarbeiten. Eine Handskizze wird sofort erstmal nach ganz unten gelegt. Also, man muss sich da schon ein bisschen Gedanken machen, was jetzt wirklich weiterhilft, und alles reinbauen, was man irgendwie weiß und kann. Und ganz wichtig: die Netzbetreiber von Anfang an mit ins Boot holen, direkt, wenn man mit einem Projekt anfängt, als Erstes die Netzbetreiber anrufen,
weil das eben die längste Prozesszeit auch ist. Tatsächlich. Ja, und vor allen Dingen – genau das wollte ich auch noch mal sagen. Wenn man denn den Netzbetreiber am Ohr hatte, dann war das immer ein konstruktives Gespräch. Es ist auch ganz klar. Die sind so, wie du schon zu Recht gesagt hast, Stefan. Es liegt jetzt auch nicht persönlich an den jeweiligen Netzbetreibern. Mir ist schon klar, dass die Auftragsbücher voll sind. Das Netz ist alt. Die müssen mit dem arbeiten, was sie gerade haben. Das
sieht man ja schon in Abrechnungsprozessen, teilweise wie die aussehen. Und klar, man wünscht sich trotzdem in so einem operativen Prozess einfach die Rückmeldung. Das ist das, was man einfach haben möchte – gar keine Rückmeldung hin und wieder zu erhalten, das ist halt schwierig. Weil es ist ja auch so, Stefan, wir bauen ja parallel schon teilweise. Also, es ist jetzt nicht so, dass wir gar nichts tun. Die Infrastruktur, das
was man schon ohne – was man genehmigungsfrei schon tun kann – wird ja in den Ablauf auch schon mit eingeführt. Es gibt Zeitpläne. Wenn man jetzt – man lässt ja den Hammer nicht zwei Monate liegen, sondern das, was man tun kann, macht man ja schon parallel. Und dann hat man teilweise schon Infrastruktur installiert oder aufgebaut irgendwo. Und die staubt dann ein, weil man einfach die kleinsten Freigaben nicht erhält. Das war sozusagen die größte Herausforderung, muss ich sagen, in unserer Projektzeit, entsprechende
Rückmeldungen zu erhalten. Aber es wird besser. Ich bin ja auch in Kontakt mit Kollegen, die arbeiten dort alle daran. Und ich weiß, dass es nicht leicht ist, für die Netzbetreiber damit umzugehen. Die ganze Branche wächst sehr, sehr schnell. Es kommen immer wieder neue Themen dazu. Als Nächstes kommt das Thema bidirektionales Laden, wird auch immer weiter ausgebaut. Ich glaube schon, dass die ihr Bestes geben. Aber wenn man jetzt in der Operativen ist und mit einem Zeitplan gut
vorankommen will, sollte man doch etwas mehr Zeit einplanen. Claudio, wie ist denn deine Erfahrung mit Netzbetreibern? Hast du da auch irgendwie Daten und so? Das interessiert mich dann auch mal.
Ja, also einige Erfahrungspunkte habe ich auch. Ich freue mich auch, bald vielleicht einen hervorzuheben. Das ist nicht so einfach, weil wir ja im Podcast auch mit Netzbetreibern in Kontakt kommen möchten. Die sind auch mit so vielen Themen beschäftigt – bis jetzt die ganzen Regelungen der Bundesnetzagentur implementiert werden. Sie haben gar nicht über das Thema Smart Meter gesprochen – diese ganzen Themen beschäftigen sie viel. Und da haben wir viele Berührungspunkte gehabt, auch weil das
natürlich auch für unser Geschäftsmodell sehr relevant ist. Da wünschten wir uns auch einen anderen Ansatz als den jetzt gewählten. Da weiß ich, dass es auch viele Netzbetreiber gibt, die uns zustimmen würden. Und sonst – ja, es gibt auch richtig gute Netzbetreiber. Aber die sind, wie er schon sagte, ein bisschen überlastet. Die sind einfach zu klein. Das sind 850 an der Zahl, glaube ich, in Deutschland. Und da gibt's halt sehr viele, die
jetzt mit der Digitalisierung und diesen ganzen Änderungen, die die Energiewende verursacht, ein bisschen überlastet sind. Da gibt's ja auch immer mehr Forderungen, dass man eine Art Konsolidierungswelle starten sollte, um das überhaupt zu stemmen. Aber ich glaube, da ist noch nicht klar, wie sich das entwickeln wird. Nur so ein Beispiel: Wir sind, glaube ich, zusammen mit der Schweiz diejenigen in der Welt mit den meisten Netzbetreibern in der Dichte. In Frankreich gibt es einen Verteilnetzbetreiber. Das zeigt einfach mal die – in Frankreich
Ja, und dann in Eis. Und dann ist es ein Land, was halt doch deutlich größer ist von der Fläche als Deutschland, und die schaffen es halt mit einem. Und wenn der durchdigitalisiert ist und der Prozess läuft, dann ist es auch sehr professionell gehandhabt. Macht es halt alles einfacher, muss man schon sagen. Aber gut, jetzt sind wir föderaler als Frankreich, und mal schauen, wie sich das jetzt entwickelt. Aber im Sinne der Zeit wollte ich noch mal auf andere Themen zu sprechen kommen. Also insbesondere
jetzt wurden von der Bundesregierung auch neue Förderprogramme angekündigt. Ich glaube, Stephan, du hattest dich ein bisschen auch damit beschäftigt. Vielleicht willst du das auch versüßen. Ja, sagen wir mal jetzt für diejenigen, die vielleicht abgeschreckt wurden und jetzt aber zumindest einiges an Erkenntnissen schon mal gesammelt haben: Warum ist jetzt trotzdem ein guter Moment für E-Mobilität? Wegen der Förderprogramme können wir ja vielleicht mal zu sprechen kommen. Ja, ganz aktuell ist ja das WEG-Förderprogramm. Also, Mehrparteienhäuser sollen jetzt mehr in den Fokus
gerückt werden, so will ich es mal irgendwie grob beschreiben. Aber auch da gibt es ganz klare Grenzen, die das ganze System dann irgendwo hat. Ich muss mindestens 20 % der Parkflächen ausstatten. Um antragsfähig zu sein, muss ich aber auch mindestens sechs Ladepunkte bauen. Also auch da gibt es wieder – man kann jetzt nicht einfach sagen: Ja, ich will jetzt eine Förderung bekommen. Aber ehrlich gesagt, man geht so ein bisschen weg von der reinen Wallbox-Prämie, die einen auch nicht nur nach vorne gebracht hat, sondern wirklich. Hier geht
es jetzt wirklich angefangen vom Netzausbau bis zum Ende – kriegt man einen Anteil am Ausbau, wird man jetzt beteiligt. Aus meiner Sicht werden sich darum herum auch Geschäftsmodelle entwickeln, weil auch das kann etwas sein. Meine Erfahrung mit der Immobilienbranche ist halt: Die sind sehr, sehr verhalten, weil sie selber es nicht nutzen. Es muss auch irgendwie zum Objekt irgendwie wieder passen. Auch da gibt es keine Lösung mit der Käseglocke, die man über alle Objekte stülpen kann.
Da muss man sich einfach im Einzelfall damit beschäftigen. Die Prozesse in solchen Wohnungseigentümergemeinschaften sind halt aber auch sehr, sehr lang. Dazu muss man dann aber auch wissen, dass dieses Förderprogramm auch im November wieder gedeckelt wird. Das heißt, bis dahin muss man dann auch fertig sein. Was man auch nachschieben kann – das ist Gott sei Dank geregelt – ist, einen Beschluss fassen mit der Wohnungseigentümergemeinschaft. In der Regel haben die nur einmal im Jahr eine Versammlung, und dann müssen sie auch noch einstimmig irgendwie sein. Das macht das Ganze
unheimlich kompliziert. Das Thema Windhundprinzip spielt wieder eine Rolle. Das heißt: First come, first serve. Wer als Erstes den Antrag fertig hat, bekommt häufig auch dann den Zuschlag. Also, da hilft es dann häufig, so ein bisschen vor der Zeit zu sein und sich vorzubereiten und zu überlegen: Wie kann denn eine Struktur aussehen in meinen Objekten? Aber aus meiner Sicht ist es ein wichtiger Schritt, die WEG-Förderung, also diese Tiefgaragen ganz bewusst zu fördern, weil da ist unheimlich viel Potenzial aus meiner Sicht, wenn erst mal eine Einigung getroffen
ist. Und häufig sind die Eigentümer ja auch Fonds und Gemeinschaften. Die muss man erst mal alle unter einen Hut bekommen, dass alle auch wirklich das gleiche Ziel verfolgen. Aber aus meiner Sicht ist es ein wichtiger Schritt in diese Richtung. Nächstes Thema: Truck Charging ist das nächste Thema, was gefördert wird. Auch da muss man vor der Zeit sein, um im Windhundprinzip schon mal ein Konzept aus der Schublade ziehen zu können und im günstigsten Fall sogar schon mal ein Angebot, weil bei allen Förderprogrammen ist das ja meistens
so: Man muss zwar Angebote einholen, darf aber erst nach der Förderzusage beauftragen. Und dann müsst ihr erst mal Unternehmen finden, die wirklich über ein Dreivierteljahr bis zu einem Jahr die Angebotspreise gültig halten. Das kommt ja als Nächstes dazu. Ich darf es einfach nicht beauftragen. Also, das sind alles Dinge, bei denen die Zeit eine ganz, ganz entscheidende Rolle spielt. Aber ein wichtiger Schritt aus meiner Sicht. Was ich gut finde, ist, dass das System als Ganzes jetzt mehr gefördert wird. Also eben nicht, wie du sagst. Der Privatsektor wird ja
jetzt aktuell wieder sehr stark gefördert. Also hier pusht man die E-Mobilität mit neuen Themen, mit neuen Fördermöglichkeiten, mit Rabattangeboten für E-Fahrzeuge – sehr stark, jetzt aktuell wieder in den Flotten. Klar wird das System als Ganzes befördert. Ich finde, der Weg ist hier richtig. Hier gibt es einen Fördertopf. Klar, wenn der jetzt aufgebraucht ist – ich bin aber fest davon überzeugt, dass es auch wieder neue Fördertöpfe geben wird. Das heißt, wenn wir jetzt anfangen würden, noch mal mit unserem Projekt, würden wir natürlich die Förderfähigkeit in den jeweiligen
Bundesländern auch erst mal prüfen, um da zu gucken: Wie können wir die mit einbinden? Das sind ja Themen, die wir zu unserer Zeit nicht hatten. Die Fördertöpfe waren da nur minimal vorhanden. Aber das System als Ganzes zu fördern und eben nicht nur pro Ladepunkt oder pro Fahrzeug ist in meinen Augen erst mal der richtige Weg. Ja. Es gibt da an der Stelle vielleicht auch noch zu erwähnen: diese Bundesfördertöpfe. Und dann gibt es auch auf Länderebene nochmal Fördertöpfe. Da kann man sich auch immer informieren.
Gibt es vielleicht im eigenen Bundesland, wo man vorhat zu elektrifizieren, auch Möglichkeiten? Und in der Tat, wie du schon sagst, für die privaten PKW-Käufe gibt es ja auch eine gute Förderung, die jetzt läuft. Allerdings würde ich nochmal zum Thema Förderung auch erwähnen, dass es langsam auch sehr wirtschaftlich ist, von der Total Cost of Ownership Perspektive auch ohne Förderung auf Elektromobilität zu setzen, je nach Anwendungsfall, insbesondere jetzt im Hinblick auf den Iran-Krieg, wo die Verbrennerkosten, die
Betriebskosten so stark in die Höhe mit Diesel und Benzin kommen. Dass der Ölpreis jetzt langfristig sich senken wird und dass die Diesel- und Benzinpreise sehr niedrig sein werden – da wäre ich mal skeptisch. Wohingegen bei der Elektromobilität gibt es immer mehr Möglichkeiten, die TCOs im Betrieb zu reduzieren. Vielleicht können wir jetzt darauf ein bisschen mehr den Fokus legen, was da die Möglichkeiten sind. Kannst du noch mal auf die dynamischen Stromtarife eingehen,
Pierre, wie ihr das gehandhabt habt, um die Vorzüge beispielsweise von den dynamischen Stromtarifen zu nutzen – und was das genau ist, aus deiner Fuhrparkleiter-Brille erklärend? Vielleicht mal vorweg, noch mal, bevor ich dazu komme zu dem Thema E: Es ist so, dass du mittlerweile auch mit den Reichweiten so weit bist. Du prüfst die Kosten, du gehst die TCO durch. Also den – ich sage mal – reinen Benziner, wenn wir jetzt von PKW reden, den habe ich schon die letzten fünf
Jahre gar nicht mehr mit aufgenommen in meiner Car Policy, weil der reine Benziner natürlich immer mehr ersetzt wird durch das E-Fahrzeug. Du hast den Dieselantrieb für den, der jetzt 50.000 bis 60.000 Kilometer im Jahr fährt – da ist vielleicht der Diesel irgendwo noch von Relevanz. Aber wir sehen es an der aktuellen Situation: Es wird der Punkt kommen, wo wir immer resilienter werden sollten gegenüber der Abhängigkeit von fossilen Brennstoffen, und alle anderen Möglichkeiten, die wir dort haben, dass wir die nutzen
für uns – mit Wind und Strom und Sonne und allem, was uns zur Verfügung steht. Jetzt in dem Projekt war es so, dass wir durchs Depotladen feste Zeiten hatten und feste Reichweiten skaliert hatten. Also anders als in einem Fuhrpark, den ich die Jahre vorher betreut habe, wo Poolfahrzeuge im Einsatz waren, aber auch Fahrzeuge aufgrund der 0,25 %-Regelung. Da gab es ja die ganzen Förderungen. Und dort wusste man ebenfalls anhand eines Fahrprofils,
wie viel der Mitarbeiter fährt, und konnte dann entsprechend hochskalieren: Welches Fahrzeug ist das richtige für ihn? Welcher Antrieb ist das richtige Fahrzeug? Und dann stellt es sich sehr schnell heraus, dass wir den Benziner in der Flotte nicht mehr benötigen. Und so geht es immer weiter mit den Reichweiten. So werden wir meines Erachtens auch immer mehr den Diesel ersetzen können in näherer Zukunft, und entsprechend auch an der TCO wird sich das bemerkbar machen, wie du ja schon gesagt hast,
Claudio. Jetzt in dem letzten Projekt ging es um feste Standzeiten – wir brauchen einen Stromtarif. Hier war es so, dass wir geschaut haben: Sind wir überhaupt angebunden? Pro Bundesland sind wir in der Notversorgung. Das ist ja oft so, wenn du in den jeweiligen Bundesländern baust. Wo hängen wir überhaupt dran? Was benötigen wir überhaupt für Strom? Und hier ist es so gewesen, dass wir in enger Zusammenarbeit, Claudio, auch mit der Firma RiDERgy, besprochen haben: Wir wählen, wir entscheiden uns
für den dynamischen Stromtarif. Denn dieser dynamische Stromtarif ermöglicht es uns, die Optimierung mit der Firma RiDERgy bestmöglich zu nutzen. Das heißt, wir haben einen Tarif gewählt, der – kostentechnisch, ohne die ganzen Zusatzgebühren – irgendwo bei 0,26 € pro kWh liegt, den wir dann aber entsprechend durch die Optimierung reduzieren konnten: viertelstündlich an der Strombörse mit der Stromoptimierung von RiDERgy, um bestenfalls irgendwie so auf 0,155 € oder so
zu kommen, ohne die ganzen Netzentgeltgebühren, die ja da noch mit reinfließen. Von daher haben wir uns pro Standort, pro Bundesland, jeweils für einen dynamischen Stromtarif entschieden – jetzt bei dem letzten Projekt – auf Grundlage dessen, dass wir die Optimierung bestmöglich vornehmen konnten, um dann noch effizienter zu werden. Der Standort, die Zukunft, die Energiequelle, die Energie, die man daraus zieht, wie man die Energie leitet, wie man das Lastmanagement führt – das ist ein großer Anteil daran, wie du schlussendlich auch die TCO
begleitest. Genau. Ergänzend dazu: Die Strompreise ändern sich alle 15 Minuten. Wir hatten vor einigen Tagen am Wochenende fast einen Rekord-Negativpreis – das war der zweitniedrigste Preis, ich glaube, in der Geschichte des Stroms in Deutschland, bei -48 €. Also Wahnsinn – man muss sich das erstmal vorstellen, zweimal aufs Handy gucken. Unglaublich. Die Mechanismen hinter diesen Negativpreisen – darauf gehen wir im Sinne der Zeit jetzt nicht ein. Aber für die, die es interessiert, gerne im Nachgang – man kann mich
anschreiben. Und das kann man sich halt zunutze machen. Und langfristig wird es auf jeden Fall sehr, sehr viele Preisschwankungen geben. Und wenn es viel Sonne und Wind gibt, wird es halt sehr günstig sein. Und dann sollte man maximal viel laden, weil sonst werden sie auch abgeregelt. Und wenn man die Netze auch unterstützt, wenn die ein bisschen überlastet sind, dann kriegt man auch reduzierte Netzentgelte. Also das sind dann so alles Mechanismen, wo einige Marktteilnehmer sagen, da würden wir umsonst
fahren können, was man mit Diesel und Benzin sicherlich nicht machen kann. Und das ist der große Vorteil der E-Mobilität. Deshalb sollte man da nicht unbedingt nur auf Fördergeldmentalität sein, sondern man sagt, das lohnt sich einfach wirtschaftlich. Und da wird es sich lohnen, wenn man frühzeitig auf die Technologie setzt, in meinen Augen. Und dann kommt das Thema Bidirektionalität, was jetzt noch in den Anfängen ist, wo man halt noch mal Geld verdienen kann, sogar, indem man
dann die Batterie des Fahrzeugs nutzt und dann diese Preisschwankungen auch mal ausnutzt – lädt, wenn es günstig ist, und die Energie abgibt, wenn es teuer ist. Also, das sind alles Themen, die jetzt ja noch kommen werden in den kommenden Jahren. Ich weiß nicht, ob ihr da noch Gedanken zu habt. Ja, also, wenn man das alles so hört, geht der Trend ja eher zum Zweit-E-Auto, damit man in diesen Momenten das zweite Auto mal eben volltanken kann, wenn es ums Geldverdienen geht. Ja,
so ist das. Da wird noch viel passieren in Zukunft. Aber jetzt im Projekt war es wichtig, uns schon mal so zu positionieren mit der aktuellsten Software. Das ist mir auch immer wichtig, dass wir uns so positionieren und so aufstellen, dass man halt aufbauen kann auf das bestehende System. Das kann ich auch nur jedem empfehlen. Wir bauen nicht für heute, sondern wir sollten so bauen, dass unser System auch in fünf bis zehn Jahren irgendwo noch entweder durch Module aufgebaut werden kann, so dass man halt nicht jedes Mal
wieder von vorne anfängt. Das war wichtig. Und deswegen brauchst du die neuesten Plattformen erstmal. Wenn du dich dann entschließt, sozusagen die Flotte zu elektrifizieren, dann ist da das Thema Nachhaltigkeit, was natürlich auch ein großer Punkt ist. Den haben wir jetzt auch noch nicht so besprochen. Wenn du dich in urbanen Räumen bewegst, Stop-and-go und alles, dann ist natürlich die E-Mobilität – da brauchen wir, glaube ich, nicht darüber reden – das Gesündeste und auch das Praktikabelste, was man haben
kann, gerade in großen Städten. Aber es geht natürlich trotzdem auch darum, nicht in fünf bis zehn Jahren wieder von vorne anzufangen, sondern schon die Ladepunkte mit den passenden ISO-Zertifizierungen dort zu platzieren, um dann im System jederzeit weiter anbauen und dich immer wieder modernisieren oder aktualisieren zu können. Eine Anekdote, die mich persönlich sehr geprägt hat: Insbesondere bin ich in Spanien, aber nicht nur da, in verschiedenen Ländern auch in Straßen gewesen, wo es wirklich gestunken hat bis
zum Geht-nicht-mehr. Dann habe ich Statistiken gelesen auch zu Lungenkrebs durch diese Partikel, die dann auch von den Verbrennern aus dem Auspuff rauskommen. Und man konnte nicht richtig atmen. Es war laut. Neulich war ich auch in China, wo es lauter Elektrofahrzeuge gibt – in Shanghai beispielsweise ist alles so leise, kein Auspuff. Und je mehr wir sowas auch haben in Europa und in Deutschland, ist es auf jeden Fall eine
schönere Welt – also unabhängig jetzt von den TCOs und der Klimakrise, die natürlich sehr relevant sind, aber auch von der Lebensqualität. Ich glaube, das sind auch Mehrwerte, die nicht zu unterschätzen sind. Da kann man auch einen Euro-Wert hinterlegen. Ja, cooles Beispiel. Aber das ist ja genau das, Claudio. Es geht ja nicht nur darum. Das ist ja gerade das Zusammenspiel aus allem. Klar ist das – der eine würde jetzt sagen: Ja, was kostet das? Und es ist halt am Ende von der Produktion doch nicht so nachhaltig.
Und ihr verschönt nur die eine Seite. Aber es ist ja eben so: wenn du alle Punkte zusammenspielen lässt, dann findet man die passende TCO, die Wirtschaftlichkeit, die Nachhaltigkeit, die Optimierung. Das ist ja genau das, was wir am Ende ja auch wollen in den Flotten, dass eben alle am Ende zufrieden sind. Also, ich bin am Anfang mit jedem E-Auto selbst auch noch zum Kunden rausgefahren, weil ich wollte selber gucken: Wie funktioniert das? Ich wollte das System selber einmal verstehen. Ich bin in München selbst
zum Kunden gefahren. Wir waren mit einem gebrandeten Fahrzeug. Wir sind da mit unserem neuen E-Auto angekommen. Die HelloFresh-Kundin stand da schon am Zaun. Das war wirklich so wie: Wow, neue Fahrzeuge – Wahnsinn und toll. Und klar, E-Fahrzeuge fahren schon sehr lange auch durch die Gegend. Das ist jetzt nichts Neues mehr gewesen, auch nicht vor zwei, drei Jahren. Aber es ist auch, wie man mit dem Thema umgeht, wie man dazu steht. Und das ist genauso ein
wichtiges Thema, dass man da im Kopf auch offen für sein sollte, wenn man das Thema weiter voranbringt. Denn so wie es ja im Prinzip ja auch vorgegeben ist von der Regierung: Wir werden immer elektrifizierter, wir kommen gar nicht mehr dran vorbei. Wir reden nur noch über E-Autos. Wir waren jetzt bei der Flotte Stefan in Düsseldorf – da stehen ausschließlich E-Fahrzeuge. Das heißt also, du bist bei unserer Messe in Düsseldorf. Die Flotte – da sind wir jedes Jahr. Da stand
nicht ein Verbrenner. Und es ist halt so: Das wird die Technologie der nächsten Jahre werden. Und von daher ist es mir immer auch ganz wichtig, innerhalb des Betriebes auch die Fahrer mit einzubeziehen, sämtliche Kollegen. Ich habe früher schon immer meinen Mitarbeitern gesagt: Nimm mal ein E-Auto mit übers Wochenende. Fahr den mal und bild dir dann erst deine Meinung. Und in den seltensten Fällen habe ich ein Auto zurückbekommen, wo es hieß: Hier hast du den Schlüssel. Behalt die Karre.
Ja, schrecklich. Also, es sind immer sehr positive Rückmeldungen gewesen, die ich erhalten habe. Immer passend zum Fahrprofil, ganz klar. Aber das ist so wichtig in meinen Augen, dass man wirklich die Themen erstmal selber ausprobiert. Fahrzeuge nutzt, guckt, wie viel fährt man wirklich. Und immer wieder diese Argumente: Was mache ich, wenn ich in Urlaub fahre? Die zweimal im Jahr. Wo ich dann sage: Aber 80, 90 % bewegst du dich auf einem ganz anderen Fahrprofil. Und von daher, schau mal
wie es wirklich ist. Und das ist auch noch mal wichtig, innerhalb des Betriebes positiv einzuwirken auf die Kollegen – nicht alles schönzureden, das meine ich nicht, damit ist nicht alles schön. Wir reden von harten Temperaturunterschieden. Also, wir hatten im Winter wirklich teilweise 30–40 % weniger Reichweite, was unserem Projekt auch nicht gut getan hat. Das muss man auch klar sagen. Die Fahrzeuge sind teilweise noch nicht so weit. Das heißt, da kommst du natürlich mit dem Dieselantrieb deutlich besser
voran. Deine Planung ist eine ganz andere. Und das sind Themen, die sind natürlich noch nicht optimal. Die werden aber immer besser, und der Prozess ist nicht statisch, sondern wächst immer weiter. Im Sinne auch des Ausblicks, wo wir auf die Zielgerade kommen, gibt es einige Gedanken, die noch aufgekommen sind, die ich loswerden wollte. Was mich persönlich auch so überzeugt von diesem Thema: Ich habe mich für die E-Mobilität interessiert, schon so um 2011. Und da gab es nur ein paar wenige
Fahrzeuge. Nissan Leaf – für diejenigen, die sich auskennen – war der Marktführer mit 200.000 Einheiten im Jahr. Dann kam erst der Tesla Model S und so weiter, ohne da stark in Details reinzugehen. Es gab wirklich eine Handvoll Elektroautos am Markt in den 2010er Jahren. Und dann hat man da 2017, 2018 erwähnt, 2025 würden an die 500 Modelle am Markt sein. Das hat tatsächlich funktioniert. Es sind Unmengen an Elektrofahrzeugen. Gerade jetzt, weil auf der Autoshow in Peking unvorstellbare Mengen an – das heißt, wenn man
das mal vergleicht: innerhalb von zehn Jahren, und auch innerhalb meines Lebens, allein seit den 90ern sind die Batteriekosten um 99 % runtergegangen. Das heißt, der Trend ist nach wie vor: Es wird noch runtergehen. Reichweitenprobleme, die es vor zehn Jahren gab, gibt es in den neuesten Fahrzeugen mittlerweile gar nicht mehr. BYD hat über 1.000 kW Ladeleistung innerhalb von fünf Minuten angekündigt. Weltweit werden jetzt lauter Ladesäulen errichtet. Auch in Deutschland wird es, glaube ich, 30 Standorte geben innerhalb der nächsten
Monate. Also, es gibt so Unmengen an Dynamik in der ganzen Geschichte. Und zum Thema Nachhaltigkeit: Die Batterien – das ist immer so ein Thema. Ja, das Material muss man fördern, da ist auf jeden Fall was dran. Allerdings kann man Batterien recyceln – über 90 % der Materialien kann man recyceln. Die sind auch noch mal extrem was wert. Das heißt, die Vision ist ja auch, dass man hingeht und die alle recyceln wird. Und dann muss man nicht mehr so viel fördern, auch die Umwelteinflüsse werden dann auch weniger
sein. Das heißt: Öl kann man nicht recyceln – das ist physikalisch nicht möglich. Aber die Batterien kann man recyceln, und das wird man recyceln. Das heißt, auch auf der Nachhaltigkeitsebene spricht eigentlich nichts mehr dagegen. Das nur dazu. Ich bin auf jeden Fall sehr optimistisch, was die E-Mobilität angeht, wie man heraushört. Allerdings muss man schon sagen, dass es Herausforderungen gibt, die wir auch hier sehr praktisch angegangen sind und die man nicht verschweigen sollte.
Allerdings gibt es auch Lösungsanbieter und Leute, die sich auskennen und die einen da an der Hand nehmen können. Aber alle Antriebsformen haben mal angefangen. Und ich finde, wenn man mal überlegt, wie kurz die E-Mobilität sozusagen erst massentauglich ist und wie schnell das Wachstum und die Entwicklung hier ist – das finde ich schon ganz spannend.
So, Stefan. Ja, also wir müssen nächstes Mal uns noch mal ein bisschen spezialisierter aufstellen. Also, das ist ja Wahnsinn. Man merkt jetzt erst mal, wie viele Themen es doch gibt. Und man kann ja keinen dreistündigen Podcast machen. Aber vielleicht können wir in anderer Form das nochmal ein bisschen spezialisieren. Wir sind ja auch zu dem Thema demnächst in München, bei der Power to Drive, wo wir auch nochmal aus der
Praxis berichten, wo Vortragende aus der Praxis berichten. Und ich bin froh, dass ich zugesagt habe, dass wir uns da zu dritt zu dem Thema austauschen, was wir jetzt hier auch schon besprochen hatten. All diejenigen, die uns live sehen wollen: Ich glaube, wir können da noch mal informieren – uns folgen, und dann werden wir sicherlich mitteilen, wann und wie genau. Genau, richtig, richtig. Ja, und darauf freue ich mich auch.
ebenfalls schon. Ja, ich auch. Und vielleicht im Sinne des Ausblicks – ich glaube, Pierre und ich haben da auch schon unsere quasi fast schon Schlussworte gesagt. Vielleicht hast du, Stefan, nochmal etwas, was du loswerden willst, im Sinne von: ja, wo wir stehen in der E-Mobilität, oder Ausblick, oder Sachen, die dich gerade umtreiben. Och, ja, ganz grundsätzlich umtreibt mich natürlich der weitere Ausbau und der Betrieb der Ladeinfrastruktur. Aber ich bin dann schon der Meinung: wenn man mal mittel- bis langfristig schaut, wird
der Ausbau immer weiter zurückgehen – das ist meine Meinung. Und dann geht es um den Betrieb der vorhandenen Ladepunkte. Es gibt immer Situationen, in denen man Ladepunkte ergänzen muss, irgendwo, aber der große Ausbau wird irgendwann – mittel- bis langfristig, aus meiner persönlichen Sicht – langsam zurückgehen. Und dann geht es eher darum: es wird sich mehr und mehr auf Software beschränken. Betrieb, Abrechnungsthematiken, dynamische Stromtarife, Plug and Charge, Vehicle-to-Grid, Vehicle-to-Vehicle – das sind alles die spannenden Themen, die uns die nächsten Jahre
begleiten werden. Das ist meine Ansicht. Der reine Hardware-Ausbau wird mehr und mehr zurückgehen. Da geht es dann irgendwann in Richtung Car-Data, sodass man gar keine Box mehr braucht, um die Daten der Ladevorgänge zu holen. Das ist zum Beispiel etwas, womit wir uns bei WL auch schon jetzt beschäftigen – dass es dann irgendwann so sein wird, dass die Daten eben nicht mehr aus der Box, sondern direkt aus dem Auto kommen, sodass ich dann gar keine Wallbox mehr brauche. Nichtsdestotrotz brauche ich den Strom überhaupt –
keine Frage. Die Leistung muss irgendwo herkommen. Man kann halt noch nicht per Funk übertragen. In der Berufsschule haben wir das mal irgendwie versucht auszurechnen, wie groß so eine Antenne sein müsste, um über zehn Meter Strom zu übertragen. Es ist unfassbar. Das geht einfach nicht – physikalisch nicht. Da gibt es einfach Grenzen. Aber wie gesagt, es wird sich sehr, sehr viel auf Software beschränken. Das ist meine Meinung für den nächsten mittel- bis langfristigen Blick.
Super, ja. Kann ich nur zustimmen – euch beiden natürlich – und freue mich dann auf die nächsten Episoden und dass ihr euer Wissen so offen geteilt habt. Ich hoffe, es hat den Zuhörenden auch Spaß gemacht, uns zuzuhören, und für diejenigen, die nicht genug kriegen: gerne uns folgen. Und auch – ich glaube, auf LinkedIn sind wir alle sehr aktiv und offen – und auch auf der Power to Drive, wie gesagt, in München werden wir dann auch live zu sehen sein.
Also gerne dann nochmal im Nachgang melden. Ja, wir sind offen für Vorschläge, oder wenn ihr sogar selbst Interesse habt, mal euer Wissen zu teilen, gerne bei uns melden und dann schauen wir mal. Dann euch allen noch einen schönen Tag. Danke gleichfalls. Tschau.
Das war unsere erste Smart Charge by RiDERgy Sonderrunde mit Stefan und Pierre. Die wichtigsten Erkenntnisse: Flottenelektrifizierung ist kein Wallbox-Projekt, sondern ein Systemprojekt aus Betrieb, Netzanschluss, Ladeinfrastruktur und Energieoptimierung. Ein paar Zahlen bleiben hängen: Netzanschlussfragen können 12 bis 18 Monate dauern. In einem Projekt brauchte es sogar 13 Monate, nur um festzustellen, dass der falsche Antrag gestellt wurde. Deshalb: Netzbetreiber und Vermieter so früh wie möglich einbinden. Zweiter Punkt: Ein Trafo sollte nicht automatisch die erste Lösung sein. Viele Depotprojekte kommen mit Niederspannung aus, wenn Lastmanagement sauber geplant ist. Ein Trafo
kann schnell in den sechsstelligen Kostenbereich gehen. Dritter Punkt: erst testen, dann skalieren. Im HelloFresh-Projekt wurde bewusst mit ein bis zwei Ladepositionen über Nacht geübt, um Software, Ladebefehle, Fahrzeuge und Abläufe im Betrieb zu prüfen, ohne die Depotprozesse zu stören. Und der größte Hebel liegt im Strom. Mit dynamischen Tarifen verändert sich der Preis alle 15 Minuten. Pierre nannte als Beispiel, dass vor der Optimierung der Preis deutlich höher war und im Zielbereich von 0,55 € liegen kann. Das macht Smart Charging zu einem echten TCO-Hebel. Die praktische Formel:
Standardanschluss prüfen, Vermieter und Netzbetreiber früh einbinden, klein testen, Lastmanagement nutzen und erst dann skalieren. Wir wollen dieses Format mit Stefan und Pierre fortsetzen und künftig weitere Gäste dazuholen. Wenn ihr Themen oder Gästewünsche habt, schreibt uns gerne. Bis zum nächsten Mal.
Notes de l'épisode
Smart Charging funktioniert nur dann, wenn Flotte, Hardware und Software sauber zusammenspielen. In dieser besonderen Smart Charge Folge besprechen Claudio Geyken, Pierre Rudolph und Stefan Poppe-Lauterbach, was bei der Elektrifizierung von Flotten in der Praxis wirklich passiert, aus den Perspektiven von Energieoptimierung, Fuhrparkmanagement und Ladeinfrastruktur. Im Mittelpunkt steht das gemeinsame HelloFresh-Projekt: von der Elektrifizierung der Last Mile über Netzanschluss, Vermieter, Ladepunkte und dynamische Stromtarife bis hin zur Frage, wie intelligente Ladesteuerung im laufenden Betrieb wirklich funktioniert. Alle waren am spannenden Projekt beteiligt und erzählen aus Ihrer Erfahrung. Themen der Folge: - Warum E-Flotten mehr brauchen als nur Ladepunkte - Was Fuhrparkleiter bei Netzanschluss, Vermietern und Planung beachten sollten - Warum AC-Laden oft reicht und DC-Laden nicht immer nötig ist - Wie dynamische Stromtarife und Smart Charging Kosten senken können - Welche Rolle Software, Fahrzeugdaten und Plug & Charge künftig spielen - Warum Pilotprojekte, klare Kommunikation und operative Erfahrung entscheidend sind Eine praxisnahe Folge über Chancen, Hürden und Learnings der Flottenelektrifizierung.